


BILLET D'HUMEUR
"Je suis toujours joyeuse et je prie sans cesse ! En toute chose je rends grâce à Dieu !"
Si je me présente à vous avec la
Fidélité, la Rigueur, l’Audace, le Naturel, la Créativité, l’Humour, l’Imagination, la Spiritualité et l’Enthousiasme
Qui me caractérise,
Vous pouvez penser que j’ai une haute opinion de moi
Et vous auriez raison
Si je ne vous laissais voir l’envers de la médaille sous laquelle
J’avais caché ce trésor pour ne pas avoir à le déclarer !
C‘est en faisant l’inventaire de mes richesses que je l’ai retrouvé enfoui sous un amas
d’Emotivité Sensibilité Impétuosité Opiniâtreté Critique Nervosité Atypie Révolte Folie
Qu’il m’a fallu combattre pendant des années, et
Persévérer Résister Insister Espérer pour Retrouver
En l’affinant comme l’or au creuset
L’éclat de la richesse !
FRANCOISE
SAMEDI 7 MARS 2026
« PÈRE J’AI PÉCHÉ CONTRE TOI ET MES FRÈRES !
ACCUEILLE MON REPENTIR ET DONNE-MOI LA FORCE DE VIVRE SELON TON AMOUR !
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Saint Luc rappelle qu’en ce temps-là les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Nous connaissons bien sûr la suite ! Quand il se rendit compte qu’il avait tout dépensé et qu’il n’avait même plus de quoi se nourrir, il réalisa qu’alors qu’il mourrait de faim, les ouvriers de son père avaient du pain en abondance ! C’est pourquoi il décida de retourner chez lui en disant : Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Il n’espérait de lui, rien d’autre que d’être traité comme l’un de ses ouvriers ! Cependant, le père qui attendait depuis toujours son retour, dès qu’il l’aperçut au loin, fut pris de compassion et lui accorda son pardon en le couvrant de baisers ! Puis il décida de célébrer le retour de celui qui était perdu et qui est retrouvé, en disant : mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie !
Cette première partie de la parabole met l’accent sur l’attitude du père qui n’a jamais cessé d’attendre son fils et qui se réjouit de son retour ! Ainsi, devant ce fils qui revient vers lui en attendant rien d’autre que d’être à son service pour mériter sa nourriture, il est pris de compassion et lui accorde son pardon en abondance ! Ceci est le signe que Dieu, notre Père, accueille dans sa grande Miséricorde tous ses enfants qui, reconnaissant leur péché, reviennent vers lui en disant : « Père j’ai péché contre toi et mes frères, mais près de toi se trouve le Pardon ! Accueille mon repentir et donne-moi la force de vivre selon ton Amour ! »
Cette parabole qui aurait pu s’arrêter là, comporte une deuxième partie consacrée à l’attitude du frère aîné, qui, loin de se réjouir du retour de son frère et surtout de l’accueil qui lui est réservé, se met en colère contre son père ! C’est encore ce drame de la jalousie qui, comme pour les frères de Joseph, pousse ce frère aîné à détester le plus jeune ! Il ne comprend pas pourquoi son père fait tuer le veau gras pour ce fils qui a dévoré son bien avec des prostituées alors que pour lui qui a toujours été à son service et n’a jamais transgressé ses ordres, il n’a jamais donné un chevreau pour festoyer avec ses amis ! Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »
En effet, ce frère, premier né de la famille, s’est vu, dès sa naissance, accordé le privilège du droit d’aînesse qui lui conférait la totalité des biens de l’héritage familial. Il a ainsi, depuis toujours, considéré que tout était à lui, sans jamais rien osé demander à son père ! Il n’a jamais eu de souci à se faire pour son avenir, sans se préoccuper du sort de son jeune frère qui ne trouvait pas sa place dans l’entreprise familiale ! C’est pourquoi il a éprouvé le besoin de partir loin, en demandant la part d’héritage qui lui revenait, pour essayer de trouver un sens à sa vie, sans avoir dépendre des autres ! Cette tentation s’est transformée en épreuve qui lui a montré que le seul moyen de sauver sa vie était de se faire tout petit, pour revenir vers son père !
Ceci me semble être l’attitude des Chrétiens d’aujourd’hui, qui dès leur plus tendre enfance ont appris à connaître Dieu à partir des traditions familiales, sans se poser de questions ! Ainsi, ils connaissent les Écritures et observent les commandements pour conserver l’héritage qui leur revient de droit, indifférents au sort des plus petits, qu’ils refusent d’inviter à leur table ou même de poser un regard sur eux ! Comme les pharisiens et les scribes qui récriminaient contre Jésus : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »
Ainsi, pendant que le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes ou encore comme ce publicain, le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Jésus déclara : Je vous le dis : « Quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Françoise

