
Jeudi 5 mars 2026
Sainte Olive
Martyre à Brescia (IIe siècle)
Saint Virgile
évêque d'Arles (+ v. 610)


BILLET D'HUMEUR
"Je suis toujours joyeuse et je prie sans cesse ! En toute chose je rends grâce à Dieu !"
L'HOMME QUI SE PREND POUR DIEU !
Méfions-nous du levain de ceux qui nous gouvernent et qui, en choisissant la mort,
Prennent le risque d’entraîner, dans les affres du néant, l’humanité tout entière !
Telle que dans la fable, la grenouille s’enfla
Tant et si bien qu’elle en creva
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages
Et qui rêvent toujours d’en avoir davantage !
Ainsi l’Homme se prenant pour Dieu, qui se donne aujourd’hui
Le pouvoir de régner sur la mort et la vie
Risque fort, devant un tel blasphème,
De subir l’anathème !
Françoise
JEUDI 5 MARS 2026
« PERSONNE NE ME VOIT ! PERSONNE NE M’AIME !
MAIS SI, MOI JE VOUS AIME ! JE VOUS APPELLE AIMÉ PARCE QUE JE VOUS AIME » !
Aujourd’hui, c’est encore le Prophète Jérémie qui parle au Nom du Seigneur : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. » Ceci me semble être un conseil autant qu’une mise en garde pour avertir, que Dieu seul qui connaît l’homme au plus profond de son cœur peut rendre à chacun selon sa conduite et selon le fruit de ses actes. Ainsi, Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, tout ce qu’il entreprend réussira. Mais le chemin des méchants se perdra. C’est encore ce que dénonce Jésus dans l’Évangile d’aujourd’hui par la parabole de l’homme riche vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il entra au séjour des morts. Ce n’est pas la richesse qui est responsable du malheur mais ce qu’en font ceux qui la possèdent !
En effet, ceci me fait penser à cet autre Évangile où Jésus disait à celui qui l’avait invité : : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. Car, comme je vous l’ai dit : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. »
Ainsi, le vrai bonheur que promet Jésus, n’est pas celui des plaisirs terrestres, éphémères, que procure la richesse, mais Celui que procure le bien que l’on fait de cette richesse en la partageant et qui conduit à la Vie Éternelle ! Comme Jésus nous l’a enseigné en déclarant : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ainsi, celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Alors, il dira à ceux qui sont à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire. “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Ces petits dont parle Jésus, ce ne sont pas les enfants, mais ceux, à qui Dieu a révélé ce qu’il a caché aux sages et aux savants, et dont la seule richesse est l’Amour qu’ils ont reçu par la Parole qu’ils gardent dans leur cœur ! Ainsi, comme l’a dit le Pape François : « Personne n’est assez pauvre pour ne pas avoir un sourire à donner ! » Cela veut dire qu’il nous faut être attentifs aux plus petits en prenant soin de poser notre regard sur eux !
J’AI RENCONTRÉ JÉSUS
J’ai rencontré quelqu’un assis sur le bitume
Et quand, allant vers lui, il me dit avec amertume
Personne ne me voit, personne ne m’aime
Je lui ai répondu : « Mais si, moi je vous aime ! »
Quel est votre prénom pour que je prie pour vous ?
Je n’en ai pas, je ne m’en souviens plus, mais vous
Si vous le voulez bien
Pouvez-m ’en donner un !
Alors, je lui ai répondu, je vous appelle « Aimé »
Et quand, prenant ce pain
Que je lui ai donné
Il s’écria : « Merci, parce que j’avais faim ! »
Dans son regard ému,
J’ai rencontré Jésus !
Françoise

