La Sphère de Dieu
- francoise075
- 1 mars
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Dernière mise à jour : 31 mars
ARCHIVES EDITOS 2026

MARDI 31 MARS
« OUI J’AI DE LA VALEUR AUX YEUX DU SEIGNEUR, C’EST MON DIEU QUI EST MA FORCE » !
Ces paroles du Livre d’Isaïe sont la prophétie qui annonçait la venue future de Celui que le Seigneur avait appelé, quand il était encore dans les entrailles de sa mère, en disant : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur, pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël ! Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Ainsi, c’est bien Lui, Jésus, ce serviteur annoncé non seulement pour ramener les rescapés d’Israël, mais pour que son salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ! Cependant, les Juifs qui d’après les Ecritures, attendaient ce Messie annoncé dans la descendance de David venant de Bethléem, ne pouvaient croire qu’il s’agissait de cet homme, simple charpentier de Nazareth ! C’est la raison pour laquelle, ils le traitaient d’imposteur et cherchaient à le tuer ! Nous avons vu dans l’Évangile d’hier, qu’après la résurrection de Lazare, quelques jours avant la Pâque, Jésus revint à Béthanie Chez Marthe et Marie qui donnaient un repas en son honneur ! Lorsque Marie avait manifesté à Jésus, sa gratitude en lui répandant du parfum sur les pieds, Judas lui avait reproché de n’avoir pas vendu ce parfum pour donner l’argent aux pauvres ! En réalité nous savons qu’il parlait ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Saint Jean nous parle du dernier repas de Jésus, la veille de sa mort ! Au cours du repas, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait, et lui demandèrent : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, en disant : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Ainsi, Jésus avait compris que son amour de l’argent allait pousser Judas à le livrer pour trente deniers mais au lieu de l’en dissuader, il l’a encouragé en disant : « Ce que tu fais, fais-le vite. » car il fallait qu’il en soit ainsi pour que s’accomplissent les Ecritures ! En effet, lorsque Jésus avait choisi ses disciples selon la Volonté de son Père, qui, dès le sein de leur mère les avait appelés pour une mission particulière, le choix de Judas n’était pas une erreur, car c’est à la trahison de Judas que nous devons notre rédemption qui ne devait se faire que par la mort de Jésus et sa mort sur la Croix ! Le comble de l’ironie, c’est qu’il n’a pas lui-même, cru à la Miséricorde de Dieu que par lui nous avons obtenue !
Quant à Pierre qui s’était déclaré prêt à suivre Jésus partout où Il irait en disant : « Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus lui réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. » Là encore, Jésus savait que Pierre allait le trahir lui-aussi, non pas par amour de l’argent mais par son manque de Foi en Celui qu’il avait reconnu comme le Christ, le Fils du Dieu vivant ! Cependant en entendant le coq chanter pour la troisième fois, il s’est souvenu des paroles de Jésus et pleura amèrement en implorant son pardon car, même s’il ne comprenait pas tout, il croyait sincèrement en la Miséricorde de Dieu qui avait envoyé son Fils pour sauver le monde du péché, par sa mort sur la Croix ! Ces deux exemples de Judas et de Pierre sont le signe qu’il n’est de juste sur terre au point de faire le bien sans avoir jamais péché ! En effet, le péché est entré dans le monde par la désobéissance d’Adam et c’est son désir de posséder qui a entraîné Judas à trahir son ami ! Pierre, Lui, c’est l’orgueil qui l’a poussé à se croire capable de sauver Jésus de la mort et quand il a compris qu’il ne pouvait rien faire pour l’empêcher, c’est par lâcheté qu’il a, par trois fois, nié le connaître ! C’est justement pour racheter les tribus d’Israël et pour que son salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre, que Dieu a fait de son Fils, par sa mort sur la Croix, la lumière des nations !
TENTATION-ÉPREUVE !
« Tout ce qui arrive est voulu par Dieu et si le mal ne peut venir de Lui,
Il est indirectement permis par Lui afin que, transformant la tentation en épreuve,
Il nous donne le moyen de la supporter, et d’en faire sortir le bien, par la vertu de l’humilité
Qui nous fait grandir, en nous rendant plus fort !
Car ce n’est pas à cause de nos mérites que Jésus nous choisit pour la mission,
Mais en raison de nos fragilités, afin que notre « OUI » fasse de celles-ci une force méritoire » !
Françoise
LUNDI 30 MARS
QU’AVONS-NOUS DE PLUS PRÉCIEUX
QUE NOTRE VIE À DONNER À JÉSUS POUR RENDRE GRÂCE À DIEU ?
Dans le Livre du Prophète Isaïe, Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »
Ces paroles de l’Écriture, comme Jésus lui-même l’avait annoncé dans la synagogue de Nazareth, après avoir lu ce passage : « L’Esprit du Seigneur est sur moi ! », c’est aujourd’hui qu’elle s’accompli ! En effet, Jésus est bien le serviteur annoncé par le Seigneur comme la Lumière des nations qui ouvrira les yeux des aveugles et faire sortir ceux qui habitent les ténèbres de leur cachot ! Cependant, les scribes et les Pharisiens qui connaissaient les Écritures, n’avaient pas conscience de leur aveuglement qu’ils marchaient dans les ténèbres et ne voyaient pas en Jésus la lumière des nations, que seuls, pouvaient reconnaître, ceux qu’Il avait sorti des ténèbres en leur ouvrant les yeux ! Ainsi, ce qu’Il a caché aux sages et aux savants, Dieu l’a révélé aux plus petits qui ont vu dans la Résurrection de Lazare, la manifestation de sa gloire ! Ce qui n’a pas manqué d’exaspérer les grands-prêtres qui, voyant que beaucoup de Juifs s’en allaient et croyaient en Jésus, décidèrent de le mettre à mort !
Dans l’Évangile, nous lisons que : Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; Si c‘était en effet la coutume de laver les pieds des invités, ce ne l’était pas de répandre un parfum, surtout d’une si grande valeur, ce que Judas, celui qui allait le livrer, lui reprocha en disant : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » !
En réalité, Jésus a compris que ce geste était, pour Marie, par le sentiment d’Amour qu’elle éprouvait, la manière d’exprimer sa gratitude, envers Celui qui avait rendu son frère à la vie et qu’elle reconnaissait comme le Fils de Dieu ! La gratitude est effectivement la manière d’exprimer notre reconnaissance par le sentiment d’affection que nous éprouvons envers celui dont nous avons reçu les bienfaits ! Et qui, mieux que Jésus peut mériter notre gratitude pour nous avoir fait sortir des ténèbres ? En répandant ce parfum de grande valeur sur les pieds de Jésus, Marie a donné ce qu’elle avait de plus cher pour montrer que ce bienfait de Jésus était un cadeau qui n’avait pas de prix ! Et nous, qu’avons-nous de plus précieux que notre vie, à donner à Jésus, pour lui rendre grâce de nous avoir estimés dignes de vivre par Lui, avec Lui et en Lui ? Donner notre vie, c’est nous donner soi-même, en nous abandonnant à sa Volonté ! Ainsi, en acceptant de laisser Jésus faire de nous ce qu’Il veut et non ce que nous voulons, nous ne faisons plus ce que nous aimons, mais ce qui lui est agréable ! Et ce qui est agréable à Dieu c’est le respect et l’attention que nous portons aux autres pour leur être agréable, en faisant pour eux, ce qu’on aimerait qu’ils fassent pour nous !
C’est pourquoi chaque jour, je consacre ma vie à Jésus en disant :
"Le matin à l’heure où je m’éveille, lorsque j’ouvre les yeux,
Je te souris, Jésus et je me donne à Toi,
Puis, je prends le temps de faire les choses qui se présentent à moi
Selon ta Volonté, me laissant regarder par Toi
Jusqu’au soir, à l’heure où je m’endors, quand je ferme les yeux,
Je me blottis, Jésus, et m’abandonne en Toi !
Ainsi, blottie entre tes bras
Je vis que par Toi, avec Toi et en Toi !
Françoise
DIMANCHE 29 MARS
« IL FALLAIT QU’IL EN SOIT AINSI
POUR QUE S’ACCOMPLISSENT LES ÉCRITURES » !
En ce dimanche des Rameaux, nous faisons mémoire de la Passion du Christ avec la lecture de l’Évangile selon Saint Matthieu. Ce récit commence le premier jour de la fête des pains, alors que Jésus se rendait à Jérusalem pour célébrer la Pâque avec ses disciples ! Le soir venu, pendant le repas, Jésus déclara « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Ainsi, Jésus savait que son heure était venue ! C’est pourquoi, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, Il le rompit et, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez ceci est mon corps. » Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. » Puis, avant de partir pour le Mont des Oliviers, Il leur dit « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit :
Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »
En effet, tout ce qui s’est passé depuis la Passion du Christ jusqu’à sa Résurrection avait été annoncé dans les Ecritures, cependant les grands prêtres et les Pharisiens, aveuglés par leur orgueil ne l’ont pas reconnu ! En entendant ces mots, Pierre lui dit : « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. » Jésus lui répondit :« Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Alors, arrivé à Gethsémani, Jésus emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
Jésus savait très bien ce qui l’attendait, comme l’a révélé Saint Paul aux Philippiens : Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. En effet, Jésus, Fils de Dieu, étai vrai Dieu, mais par obéissance à son Père, a pris la condition de serviteur, en s’abaissant jusqu’à la mort pour que par Lui, le monde soit sauvé ! Il était donc à la fois, vrai Dieu et vrai homme ! Ce qui rendait sa situation encore plus difficile, car sa condition d’homme le rendait vulnérable et, en obéissance à son Père, il savait qu’il devait passer par la mort pour ressusciter ! Il lui fallait pour cela subir, insultes, humiliations, violences et persécutions, sans chercher à se défendre ! C’est pourquoi, bien que sachant qu’il allait ressusciter, Jésus a eu peur face à la souffrance, que le Fils de Dieu aurait pu éviter ! Mais, il fallait qu’Il meure pour ressusciter car c’était la Volonté de son Père ! Ainsi, il s’adressa à Lui avec cette prière qu’il avait enseignée à ses disciples en disant, quand vous priez, dites : « Notre Père, qui es aux Cieux, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel »
Lorsque Judas arriva suivi d’une foule armée d’épées et de bâtons, Jésus lui dit : « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! » Mais quand l’un de ceux qui étaient avec Jésus, tira son épée pour frapper le serviteur du grand prêtre, Jésus lui dit : « Rentre ton épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges.
Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ?»
Alors que Jésus, interrogé par le Grand Prêtre, gardait le silence, celui-ci lui dit :« Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » Jésus lui répond :« C’est toi-même qui l’as dit ! ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant : « Il mérite la mort ! » Quand Pierre, qui pendant ce temps, avait par trois fois, nié connaître Jésus, entendit le coq chanter, il se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement. Alors que Judas, qui avait livré Jésus, le voyant condamné, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant : « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. » Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre.
Ainsi, la trahison de Judas n’était sans doute pas plus grave que celle de Pierre qui, réalisant que tout se passait comme Jésus l’avait dit, pleura amèrement en reconnaissant qu’il était bien le Christ, le Fils du Dieu vivant ! Tandis que Judas, pris de remords pour avoir livré à la mort un innocent qu’il ne reconnaissait pas comme le Fils de Dieu, aggrava sa faute, en se donnant lui-même la mort !
Françoise
SAMEDI 28 MARS 2026
ÉCOUTEZ, NATIONS, LA PAROLE QUE NOUS RÉVÈLE AUJOURD’HUI
Ce Simple Message du Seigneur !
Il suffit d’Oser Accueillir Sourire Inviter Servir
Une simple dose de Charité Amour Foi Espérance
Pour rassembler avec
Joie Émerveillement Sourire dans l’Unité et la Sérénité
Tous ses enfants dispersés,
Sur la Voie Illuminée d’Eternité
Qui change leur deuil en Joie et les console après la peine !
Ainsi, Jeunes et vieux se réjouissent tous ensemble dans la Paix !
Et les jeunes filles dansent de joie, à la Lumière de son Visage !
Françoise
VENDREDI 27 MARS
« JE BÉNIS LES PAROLES BLESSANTES QUI FONT SAIGNER MON CŒUR COMME CELUI DE JÉSUS ET CEUX QUI LES PRONONCENT » !
Dans la première lecture d’aujourd’hui, le Prophète Jérémie exprime sa plainte par ce cri de lamentation : Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! » Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.
Ce cri de lamentation est la plainte que Jérémie adressa au Seigneur pour l’avoir mis dans une situation inconfortable ! Il lui a en effet demandé de prophétiser pour encourager le peuple de Dieu à se détourner de ses péchés et à revenir à Lui en les avertissant de la malédiction qui frappera ceux qui refusent d’écouter sa Parole ! Mais chaque fois qu’il parle au nom du Seigneur pour dénoncer la violence et la persécution, il s’expose à la honte et aux moqueries ! En effet, il n’est pas facile pour le peuple de s’entendre reprocher son comportement par quelqu’un qui prétend parler au nom de Dieu pour les avertir du danger qui les menace s’ils ne reviennent pas vers Lui ! C’est pourquoi il se sent rejeté par la foule qui l’accusant de propos calomnieux, le persécute, refusant de l’écouter ! Découragé par les traitements tyranniques constants qu’il subit, Jérémie, tenté de démissionner, adresse sa plainte au Seigneur qui la refuse en lui rappelant qu’il se tient à ses côtés tel un guerrier redoutable qui, faisant trébucher ses persécuteurs, les couvrira de honte et d’une confusion éternelle, inoubliable !
Ce que nous lisons aujourd’hui dans l’Évangile de Jean, nous ramène à l’histoire de Jérémie quand : En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? » Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. » « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ? Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
Ainsi, plusieurs siècles après Jérémie, le peuple refuse toujours de reconnaitre la Parole de Dieu qui a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme, comme Dieu l’avait annoncé par la bouche des Prophètes dont ils avaient refusé d’écouter la Parole ! En effet, comment pouvaient-ils reconnaître Celui qu’ils ne connaissaient pas ? Comme Jésus le déclarait dans l’Évangile d’hier : « C’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. » C’est à ce moment qu’ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter !
C’est Jean Baptiste qui le premier a reconnu le Christ après son baptême dans l’eau du Jourdain. Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau, et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. » C’est ainsi que nous-mêmes, lorsque nous sommes baptisés, l’Esprit de Dieu descend sur nous en disant : « Tu es mon enfant bien-aimé, en qui je trouve ma joie ! » Ce qui fait de nous des Chrétiens, c’est-à-dire « Petits Christ » enfants de Dieu et frères de Jésus ! C’est pourquoi il nous être audacieux dans l’annonce de l’Évangile pour proclamer au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » Ainsi, Heureux sommes-nous si l’on nous insulte, si l’on nous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre nous, à cause de Lui. Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, car notre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui nous ont précédés.
COMME L’OR AU CREUSET !
C’est pourquoi je bénis les paroles blessantes
Qui font saigner mon cœur comme celui de Jésus
Et ceux qui les prononcent, car ces humiliations
Qui affinent mon cœur, comme l’or au creuset
Changent mon cœur de pierre en un cœur doux et humble
Comme celui de Jésus !
Françoise
JEUDI 26 MARS
« LA FOI EST LA FORCE DE L’ESPRIT SAINT QUE DIEU DONNE, À CELUI QU’IL CHOISIT POUR ACCOMPLIR UNE MISSION IMPOSSIBLE SANS SON AIDE » !
En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi : « Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations. Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations. Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi. Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »
En effet, malgré son âge avancé, Abram qui n’avait pas d’héritier, continuait de faire confiance en ce Dieu pour qui rien n’est impossible !
C’est pourquoi, il tomba face contre terre, s’adressant à Dieu avec
Persévérance, Résistance, Insistance, Espérant Recevoir l’Enfant qui ferait de lui un père !
Et Dieu l’exauça au-delà de ses espérances, en disant :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi :
Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham,
Car je fais de toi le père d’une multitude de nations. »
Ainsi, c’est par sa Foi et sa Fidélité envers Lui, que Dieu a fait alliance avec Abraham, faisant de lui le père d’une multitude de nations ; lui promettant de porter des fruits à l’infini et des rois qui sortiront de lui ! Dieu avait déjà éprouvé sa Foi quand il lui avait demandé, alors qu’il était déjà âgé, de quitter son pays et de partir avec sa famille et tous ses biens vers une destination inconnue ! Abraham avait obéi sans hésiter, s’en remettant entièrement à la Volonté de Dieu, confiant en Celui qu’il croyait Au-delà de Tout, sans qui rien ne serait !
Et quand, après avoir exaucé sa prière, en lui donnant un fils, Dieu lui a demandé de lui offrir en sacrifice, Abraham n’a pas hésité un seul instant, confiant en la miséricorde de Dieu qui saurait bien trouver l’agneau pour l’holocauste ! C‘est ainsi qu’en levant les yeux, Abraham vit un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. C’est alors que du ciel, l’ange du Seigneur déclara : « Je le jure par moi-même, oracle du Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance occupera les places fortes de ses ennemis. Puisque tu as écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »
C‘est ainsi qu’Isaac donna naissance à Jacob qui devint Israël, le père du peuple élu par Dieu pour devenir ses enfants ! Et c’est de ce peuple qu’est né le roi David de qui devait naître le Messie annoncé par les Prophètes pour sauver Israël !
Mais les enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob n’ont pas reconnu en Jésus, le Fils de David, comme nous le révèle aujourd’hui Jésus dans l’Évangile de Jean ! En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Pour qui te prends-tu ? « Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, alors que vous ne le connaissez pas. Moi je le connais, et sa parole, je la garde. Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
MISSION IMPOSSIBLE !
Ainsi, nous qui, par notre baptême avons reçu l’Esprit, nous croyons en celui qui EST
Et si nous gardons sa Parole, nous ne connaîtrons jamais la mort !
Car, je crois en effet, que la Foi est la force de l’Esprit Saint
Que Dieu donne, à celui qu’Il choisit pour accomplir
Une Mission, impossible sans son aide !
Françoise
MERCREDI 25 MARS
« JE SUIS LA SERVANTE DU SEIGNEUR ET JE FAIS TOUT CE QU’IL ME DIT » !
Aujourd’hui c’est le Prophète Isaïe qui nous dit : En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Achaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Achaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David !
Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »
Ainsi, comme nous le voyons c’est le Seigneur lui-même qui s’adressait au roi Achaz pour qu’il lui demande un signe, mais Achaz refuse sous prétexte de ne pas le provoquer ! En réalité, il ne veut pas reconnaître avoir besoin de Dieu, il pense être capable de se débrouiller seul ! Il me semble que ce soit le cas pour un grand nombre de gens de notre génération, de refuser l’aide de Dieu, sous prétexte de ne pas le déranger ! Ainsi, chacun pense savoir ce qu’il doit faire et refuse de se soumettre à toute autorité qu’elle soit divine ou humaine, agissant sans Dieu ni maître selon sa propre volonté ! C'est oublier que rien n'est impossible à Dieu et que sans Lui nous ne pouvons rien faire !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même, le moment venu, donnera un signe à ceux qui prêtent l’oreille de leur cœur pour écouter sa voix ! C’est ce signe qu’a reconnu Marie, cette jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph, quand l’ange Gabriel lui fut envoyé par Dieu. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie qui connaissait les Écritures et qui vivait de la Parole de Dieu, a reconnu le signe annoncé par le Prophète Isaïe : « Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. » et sans même savoir comment cela se ferait, elle a cru en cette parole de l’ange : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Car elle savait que rien n’est impossible à Dieu !
Ainsi, c’est par le « OUI » de Marie que le Verbe s’est fait chair et qu’il a habité parmi nous, pour accomplir le signe annoncé par Isaïe ! Il me semble que cette Foi de Marie est comparable à la Foi d’Abraham qui, alors qu’il était âgé et sans enfant, a cru en la Parole de Dieu, lui annonçant qu’il serait le père d’une grande descendance ! Je pense également à la Foi du Centurion, venu demander à Jésus de guérir son serviteur en disant : « Maître je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ! » Ainsi, celui qui n’était pas Juif mais qui avait entendu parler de Jésus, a cru que Celui qui accomplissait des miracles, était bien le Fils de Dieu pour qui rien n’est impossible ! C’est cette même Foi qui me fait dire, avant de recevoir le Corps du Christ, vivant dans le sacrement de l’Eucharistie : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guérie ! » car je crois en son infinie Miséricorde qui rend mon cœur doux et humble comme le sien, si je m’abandonne entièrement à sa Volonté ! C‘est pourquoi je vis par Lui, avec Lui et en Lui en récitant chaque jour cette prière :
"Le matin à l’heure où je m’éveille, lorsque j’ouvre les yeux,
Je te souris, Jésus et je me donne à Toi,
Jusqu’au soir, à l’heure où je m’endors, quand je ferme les yeux,
Je me blottis, Jésus, et m’abandonne en Toi !
Je ne vis que par Toi, avec Toi et en Toi
Et mon cœur exulte de Joie !
Ainsi, comme Toi, Marie, Je suis comblée de Grâces !
Comme Toi, j’ai dit « Oui » ! Avec Toi, Ô Marie,
Le Seigneur fait pour moi des Merveilles !
Et mon cœur exulte de joie !
Saint est son Nom ! »
Françoise
MARDI 24 MARS
« QUAND JE REGARDE LA CROIX, JE VOIS LE CHRIST RESSUSCITÉ » !
Dans le Livre des Nombres : En ces jours-là, le peuple perdit courage. Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël. Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
Ceci est le signe que lorsque nous récriminons contre Dieu ou ceux qui le représentent, Il nous envoie des épreuves plus grandes encore pour nous faire revenir à Lui ! En effet, quand tout va bien, nous oublions que tout vient de Lui et nous continuons notre chemin sans penser que sans Lui nous ne pouvons rien faire ! Alors, rien ne va plus et nous récriminons contre Dieu, croyant qu’Il nous a abandonnés, alors que c’est nous qui les premiers, avons lâché sa main !
LA MAIN DE DIEU !
« Comme un enfant lâchant la main de son père, s’expose à tous les dangers,
Chaque fois que nous lâchons la Main de Dieu, nous nous exposons au péché !
Car le péché c’est détourner son regard du bois de la Croix
Pour le tourner vers soi et oublier les autres !
C’est pourquoi Il répond à nos récriminations en envoyant des serpents à la morsure brûlante, afin de nous faire revenir au pied de la Croix pour le regarder en criant Seigneur, entends ma prière : que mon cri parvienne jusqu’à toi ! : Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés. (Ps 50)
TENTATION-ÉPREUVE !
Ainsi, je crois que ces serpents à la morsure brûlante que Dieu nous envoie
ne sont que des tentations Qu’il transforme en épreuve,
Car si tout ce qui arrive est voulu par Dieu, le mal ne peut venir de Lui,
Il est indirectement permis par Lui afin que, transformant la tentation en épreuve,
Il nous donne le moyen de la supporter, et d’en faire sortir le bien, par la vertu de l’humilité
Qui nous fait grandir, en nous rendant plus fort !
Et ce moyen que Dieu nous a donné pour revenir à Lui n’est autre que cette Croix dressée sur le monde sur laquelle Dieu a élevé le Fils de l’homme pour qu’en regardant vers Lui nous comprenions qu’il EST Celui qui a dit : « JE SUIS et je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné. C’est pourquoi si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
MISÉRICORDE !
Ainsi en regardant au-delà des apparences,
Il ne faut pas avoir peur de regarder la vérité en face !
En effet, quand je regarde la Croix, je vois le Christ ressuscité
Et quand je regarde le péché, je vois la Miséricorde de Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur m’a dotée de dispositions particulières afin que, par son Esprit,
Je rende témoignage de son infinie Miséricorde !
Françoise
LUNDI 23 MARS
« TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE » !
Dans le Livre de Daniel : En ces jours-là, le peuple venait de condamner à mort Suzanne. Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent, tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Le Seigneur entendit sa voix. Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel, qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël. Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. » Tout le peuple revint donc en hâte et Daniel les interrogea séparément. Il dit au premier : « Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. » Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. » Daniel lui dit, comme à l’autre : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. » Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain : on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.
Ainsi, comme nous le montre cet exemple, Dieu entend la voix de ceux qui l’appellent et vient à leur secours en éveillant l’esprit de sainteté, chez un tout jeune garçon qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! » reprochant aux Fils d’Israël de condamner une fille d’Israël, sans recherche de la vérité !
N’est-ce pas ce que nous enseigne aujourd’hui l’Évangile de Jean quand, dès l’aurore, Jésus se mit à enseigner dans le Temple Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus qui s’était baissé et qui, du doigt, écrivait sur la terre, se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre. Quand Il se redressa, ne voyant plus personne, il demanda à la femme : « où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Ainsi, en voulant piéger Jésus, les scribes et les pharisiens se sont pris à leur propre piège ! Ils pensaient en effet, que sa réponse le mettrait en contradiction avec la Loi de Moïse s’il répondait selon son enseignement : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, je condamnez-pas et vous ne serez pas condamnés ! » et s’il répondait : selon la Loi de Moïse, cette femme doit être condamnée, il serait en contradiction avec lui-même ! Cependant, sans connaître que la Parole du Seigneur est Vérité et sa Loi délivrance, ils ne pouvaient imaginer une réponse qui les mettrait en contradiction avec eux-mêmes ! Ainsi, en disant : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre » Il les obligeait à reconnaître qu’il n’est de juste sur terre à faire le bien sans avoir jamais péché ! » abandonnant ainsi le sort de cette femme, à la justice de Dieu qui ne prend pas plaisir à la mort du méchant ! Ainsi, qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive, dit le Seigneur ! C’est pourquoi Jésus dit à la femme : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
C’est malheureusement le cas dans notre génération de condamner sans preuve, des personnes qui, victimes de rumeurs sur internet ou les réseaux sociaux, voient leur vie détruite à la manière d’une lapidation qui peut entraîner la mort ! C’est pourquoi il est nécessaire lorsque nous disposons d’une information, de remonter à la source afin de vérifier, à partir des trois tamis de Socrate, si ce que l’on a entendu est vrai, bon et utile, afin de distinguer les informations douteuses (fake news) des informations authentiques et utiles qui permettront de discerner la parole de Vérité ! Car seule la Parole du Seigneur est Vérité et sa Loi, délivrance !
« LE PLUS GRAVE DES PÉCHÉS » !
Nous serons pardonnés dans la mesure où nous-mêmes
Nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés !
C’est pourquoi, juger quelqu’un sur son péché est le plus grave des péchés,
Car c’est le seul qui ne soit pas pardonnable !
Françoise
DIMANCHE 22 MARS
« JE VAIS OUVRIR VOS TOMBEAUX,
JE METTRAI EN VOUS MON ESPRIT ET VOUS VIVREZ » !
Dans la première lecture du Livre du Prophète Ézéchiel, ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai remonter, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous donnerai le repos sur votre terre. Avant ces paroles Ézéchiel avait déclaré : La main du Seigneur se posa sur moi, par son esprit il m’emporta et me déposa au milieu d’une vallée ; elle était pleine d’ossements tout à fait desséchés. le Seigneur avait déclaré « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! » Il me dit alors : « Prophétise sur ces ossements. Tu leur diras : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur : Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements : Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur. »
Quant à Saint Paul, il écrit dans sa lettre aux Romains : Frères, ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ces paroles de Saint Paul s’adressent à ceux qui sont sortis du tombeau quand, plongés dans l’eau du baptême, l’esprit qui est entré en eux, les a fait renaître à la vie, c‘est-à-dire à nous tous qui par notre baptême sommes devenus Chrétiens !
C’est en effet, ce que Jésus avait déclaré en disant : « Moi, je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi ne mourra jamais » comme nous le rappelle aujourd’hui, l’Évangile de Jean : En ce temps-là, Lazare, le frère de Marie et de Marthe de Béthanie, était malade. Les deux sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil. » Alors il leur dit ouvertement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle partit appeler sa sœur Marie qui se leva rapidement et alla rejoindre Jésus. Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Quand il vit qu’elle pleurait, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Arrivé au tombeau, Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Puis, levant les yeux au ciel il dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Ceci est la préfiguration de la prophétie d’Ézéchiel annonçant que le ossements desséchés reviendront à la vie, quand l’Esprit du Seigneur entrera en eux ! C’est pourquoi Jésus a dit : « Lazare est mort, et je me réjouis de n’avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. » Il fallait en effet que Lazare soit mort pour que, voyant Jésus le faire sortir du tombeau et le ramener à la vie, ceux qui étaient témoins, croient en Lui !
Si sortir du tombeau c’est renaître à la Vie et renaître d’En-Haut c’est naître de l’Esprit
En sortant du tombeau je suis re-née d’En-Haut !
C’est pourquoi je crois en l’Esprit Saint,
À la résurrection de la chair,
À la Vie Éternelle
Car je crois en Celui qui a dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie,
Celui qui croit en moi ne mourra jamais »
Françoise
SAMEDI 21 MARS
« LA CONNAISSANCE EST LE FRUIT DE LA FOI, QUÊTE INCESSANTE DU SENS DE NOTRE EXISTENCE ! »
Dans l’Évangile de Jean : En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Quand les gardes revinrent près d’eux, les grands prêtres et les pharisiens, leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Ainsi, comme Il l’avait dit, Jésus n’est pas venu apporter la Paix sur la terre, mais la division entre ceux qui croient en Lui et ceux qui n’y croient pas ! En effet, certains de ceux qui entendaient ses paroles disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Cependant ceux qui se référaient à l’Écriture ne pouvaient croire que ce Galiléen était celui, annoncé comme de la descendance de David, dont la plupart avait occulté la Nativité à Bethléem, trente ans plus tôt ! C’est pourquoi, si certains reconnaissant que « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » acceptaient l’idée qu’il pouvait s’agir du Christ annoncé, par les prophètes, d’autres enfermés dans leurs certitudes, ne cherchaient pas à connaître la vérité. En effet, ceux qui sont esclaves de leur suffisance, en se vantant de tout savoir, refusent d’écouter ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre, contrairement à Nicodème, l’un d’entre eux qui était allé précédemment trouver Jésus, et qui leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Mais ils refusèrent de l’écouter en disant : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
En effet, Nicodème était un homme juste qui cherchait à comprendre comment un homme comme Jésus pouvait enseigner comme un maître et accomplir les signes qu'il accomplit, si Dieu n'est pas avec lui ? C’est pourquoi il était allé trouver Jésus pour lui poser la question ! Ce à quoi Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Un homme peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Ainsi, il en est du souffle de l’Esprit, comme le vent dont on entend la voix sans savoir d’où il vient ni où il va et beaucoup refusent d’écouter ce qui est invisible à leurs yeux de chair ! C’est pourquoi, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu sans renaître du souffle de l’Esprit qui nous permet de voir les réalités d’en-haut, comme en a témoigné Jean Baptiste qui, après avoir baptisé Jésus dans l’eau du Jourdain, a vu l’Esprit Saint descendre sur lui sous la forme d’une colombe et entendu une voix venue du Ciel qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je mets toute ma Joie ! Ecoutez-le ! » a reconnu en lui, l’Agneau de Dieu venu enlever les péchés du monde ! Et si par son baptême dans l’Esprit, Jésus s’est fait reconnaître par son Père comme le Fils de Dieu, nous aussi, par notre baptême dans l’Esprit, Dieu, en nous faisant renaître d’en-haut, nous reconnait comme ses enfants et frères de Jésus ! »
SAVOIR ET CONNAISSANCE !
"Le "Savoir" ne laisse pas de place au doute mais la "Connaissance" est le fruit de la Foi !On ne sait que ce que l’on a appris, mais on connaît ce que l’on a reçu !
La Foi naît dans l’incertitude mais se perd dans les habitudes !
Elle est le fruit d’une quête incessante du sens de notre existence ! »
RENAÎTRE D'EN-HAUT !
Suis-je re-née d’En-Haut ou sortie du tombeau ?
Si sortir du tombeau c’est renaître à la Vie
Et renaître d’En-Haut c’est naître de l’Esprit
En sortant du tombeau je suis re-née d’En-Haut !
Françoise
VENDREDI 20 MARS
« CE QUI EST AGRÉABLE À DIEU C’EST LE RESPECT ET L’ATTENTION QUE NOUS PORTONS AUX AUTRES POUR LEUR ÊTRE AGRÉABLE » !
Dans le Livre de la Sagesse nous lisons : Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ; car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange. Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.
Il me semble que cette réaction est tout à fait normale dans ce monde où la Sagesse de Dieu est folie pour les hommes ! Ainsi, comment comprendre qu’il nous faut rendre le bien pour le mal et aimer nos ennemis, si l’on ne compte que sur nous-mêmes ? C’est en effet impossible si non ne demande pas l’aide de Dieu par la force de la
Persévérance Résistance Insistance Espérance pour Recevoir l’Esprit de Sagesse
Qui nous permet de discerner le bien du mal !
C’est pourquoi lorsque la lumière de l’Esprit Saint, nous rend audacieux dans l’annonce de l’Évangile en agissant selon la Loi de Dieu, ceux qui agissent dans les ténèbres nous tiennent pour des gens douteux qui se détournent de leur chemin comme de la boue, quand nous nous vantons d’avoir Dieu pour Père ! J’en fais moi-même l’expérience, lorsque j’ose rappeler à certains leur manière d’agir non conforme à l’Évangile et qui me répondent : « Tu n’es pas Dieu ! » et je sens leur regard douteux quand ils me croisent sur le chemin, marchant dans la direction opposée ! Je ne peux cependant pas leur en vouloir car j’ai moi aussi agi de la même manière pendant des années avant de réaliser que je m’étais trompée de chemin !
En effet, maman avait une grande dévotion à Sainte Thérèse de Lisieux que personnellement je n’appréciais pas beaucoup, considérant son attitude comme celle d’une « sainte nitouche » ! Le peu que je connaissais d’elle, me faisait penser qu’elle en faisait trop pour se faire aimer de tous ! Ce n’est qu’après la mort de maman que, dans des circonstances particulières, j’ai appris à connaître Thérèse, en lisant « Histoire d’une âme » ainsi que ses lettres adressées à ses sœurs et aux prêtres missionnaires, qu’elle portait dans ses prières ! J’ai alors découvert que toute sa vie était consacrée à l’Amour de Dieu, en aimant les autres, au point de s’humilier en faisant pour ceux qui lui faisaient du mal, tout ce qui pouvait leur être agréable !
J’ai alors réalisé combien je m’étais trompée sur elle en comprenant que ce qui est agréable à Dieu, c’est le respect et l’attention que nous portons aux autres Pour leur être agréable ! En faisant pour eux ce que nous aimerions qu’ils fassent pour nous ! Depuis je marche avec Thérèse sur le chemin de sainteté car ce ne sont pas les grands exploits qui font les grands saints, mais les petits gestes insignifiants de chaque jour, accomplis avec Amour !
Cependant, les gens que la méchanceté a rendus aveugles ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée. C’est pourquoi ces gens-là s’égarent en disant : Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
C’est pourquoi je bénis les paroles blessantes qui font saigner mon cœur
Comme celui de Jésus
Et ceux qui les prononcent, car ces humiliations qui affinent mon cœur,
Comme l’or au creuset
Changent mon cœur de pierre en un cœur doux et humble
Comme celui de Jésus !
Françoise
JEUDI 19 MARS
« JOSEPH ! TOI L'HOMME SIMPLE ET DROIT, DONNE-NOUS DE PUISER DANS TON HUMILITÉ, TOUT LE TRÉSOR D'AMOUR QUE TU REÇUS DU CIEL » !
L’Église fête aujourd’hui la solennité de Saint Joseph, cet homme que Dieu a choisi pour faire de lui le père adoptif de son Fils ! Ce n’est pas en fonction de ses richesses ni de sa prestance que Dieu a choisi Joseph, mais en raison de sa Foi, de sa simplicité et de son humilité à accueillir les dons qu’il a reçus du Seigneur pour accomplir sa mission ! Cependant par fidélité à la parole que le Seigneur avait adressée au Prophète Nathan en disant : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté. C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal. Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils. »
Il était donc essentiel que celui à qui il déléguerait ce rôle de père pour son Fils, soit de la lignée de David ! C’est ainsi que Jacob engendra Joseph qui devint l’époux de Marie de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ. Joseph, lui, n’avait aucune idée de ce que le Seigneur attendait de lui jusqu’à ce que fiancé à Marie, avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte sous l’action de l’Esprit Saint ! Comme il ne voulait pas la dénoncer publiquement, il décida de la renvoyer en secret, quand l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Ainsi comme Marie avait répondu à l’ange qui lui annonçait qu’elle serait la Mère du Sauveur : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole », Joseph a lui aussi cru que cette parole de l’ange était bien celle du Seigneur ! À partir de ce moment, Joseph a pris soin de Marie, son épouse et de l’enfant qu’elle portait, en s’abandonnant à la Volonté de Dieu. On peut penser que si Jésus a été conçu de la Vierge Marie, sous l’action de l’Esprit Saint, Joseph, lui, en a reçu tous les dons nécessaires à l’accomplissement de sa mission de protecteur, pour laquelle il lui fallait associer ceux de Conseil, de Force, de Sagesse et d’Intelligence, à la patience, la douceur et l’humilité qui ont fait de lui, l’homme simple et droit, capable de discerner la bonne décision à prendre pour élever ce fils dans la dignité du Fils de Dieu !
Ce qui fait de Saint Joseph, à la fois un modèle pour les époux qui, par amour ont choisi de protéger leurs épouses, les pères qui ont accepté la charge de veiller sur les enfants que le Seigneur leur a confiés, mais également pour les travailleurs qui doivent assurer la vie de leur famille en leur procurant toit et nourriture ! C’est pourquoi nous pouvons compter sur lui pour intercéder près de son divin Fils afin d’obtenir par Jésus-Christ, Notre Seigneur, toute grâce et tout bien !
Françoise
PRIÈRE A ST JOSEPH
Joseph ! Toi l'homme juste, toi l'homme simple et droit
Donne-moi la clarté de ton regard de Foi.
Toi, l'homme du silence, toi l'homme qui écoute
Donne-moi de marcher sur ce qui fut ta route,
Donne-moi ta patience et prête ta douceur
Afin que je m'efface et recueille en mon cœur
La parole ou le signe que Dieu fait comprendre
A celui qui se fait tout petit pour entendre.
Toi, l'homme généreux au cœur plein de tendresse
Toi qui portes Marie et Jésus sans faiblesse
Vers le berceau du pauvre, en la nuit de Noël,
Donne-nous de puiser dans ton humilité
Tout le trésor d'amour que tu reçus du Ciel
En cette nuit bénie de la Nativité !
Toi, l'homme travailleur, Toi, l'homme aux mains ouvertes
Toi qui connais le prix du travail accompli,
Donne à ceux qui n'ont pas encore de place offerte
Dans le train de l'emploi, un espoir dans la nuit.
Joseph ! Toi l'homme pur, toi l'homme sans faux pas
Relève les blessés, les meurtris du combat
Montre-leur le chemin de ta simplicité
De ta voix attentive au message de Dieu !
"Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté"
Merci à toi Joseph, et par toi, Gloire aux Cieux !
Amen !
Mamita, Évron, 1986
MERCREDI 18 MARS
CHAQUE FOIS QUE NOUS LÂCHONS LA MAIN DE DIEU, NOUS NOUS EXPOSONS AU PÉCHÉ !
Dans le Livre du Prophète Isaïe, ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés et dire aux prisonniers : « Sortez » ! aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous » ! Au long des routes, ils pourront paître, sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages. Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives. Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Ainsi ces paroles de consolation étaient la réponse à la prière du peuple de Dieu qui, pendant sa déportation à Babylone, se sentait loin et abandonné de Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur leur promet un Messie qui, plein de compassion les conduira vers les eaux vives ! À Jérusalem qui disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. » Dieu répond : « Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas. »
En effet, Dieu qui nous a créés pour faire de nous ses enfants est comparable à une mère qui est pleine de tendresse pour l’enfant qu’elle vient de mettre au monde ! Mais s’il arrive qu’une mère abandonnée par son fils, finisse par l’oublier, Dieu, Lui, n’oubliera jamais ses enfants qui se sont éloignés de Lui ! C‘est ainsi qu’il ne cesse d’attendre leur retour, envoyant son propre Fils afin qu’en les aimant jusqu’au bout, il les guide vers les eaux vives et les verts pâturages où ils n’auront plus faim ni soif !
Et dans l’Évangile de Jean, aux Juifs qui lui reprochaient d’avoir guéri un paralysé le jour du sabbat, Jésus déclara : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Ainsi, les Juifs qui connaissaient les Écritures, n’ont pas compris que Jésus était le Messie annoncé par les Prophètes ! Ils attendaient un roi, quelqu’un qui s’imposerait par sa prestance et non un homme de condition modeste qui oserait se prétendre Fils de Dieu ! Sa façon d’agir en ne respectant pas le sabbat était pour eux, un signe qu’il ne pouvait être de Dieu ! De plus, ils l’accusaient de vouloir abolir la Loi, en la transformant, sans comprendre qu’il ne faisait que réinitialiser les commandements de Dieu, tels qu’il les avait ordonnés à Moïse et qui, au cours des siècles, avaient été modifiés pour en atténuer ce qui paraissait à leurs yeux trop difficile, voire impossible à respecter et ne correspondait pas à leur volonté !
C’est ainsi qu’en condamnant Jésus à mort pour blasphème, ils n’avaient pas conscience qu’en réalité, ils accomplissaient le projet de Dieu pour les sauver de la mort en les faisant revenir vers Lui ! En effet, la Sagesse de Dieu est folie pour les hommes qui se détournent de Celui qui ne pense pas comme eux et établissent leurs propres lois, selon leur propre volonté ! C’est ainsi que les gens de notre génération, avides de liberté, veulent s’émanciper de l’autorité divine en établissant de nouvelles règles assujetties à la volonté humaine ! C‘est ainsi que chacun peut disposer de son corps, comme il le veut, en choisissant le genre qui lui convient, ainsi que sa propre mort, celle de l’enfant qu’il ne désire pas en l’empêchant de naître ou encore en aidant à mourir les personnes dont la vie leur semble devenue inutile !
Il peut nous arriver parfois de penser que Dieu nous a abandonnés, alors que c’est nous qui nous sommes détournés de Lui ! Aurions-nous oublié les paroles d’Isaïe : Au temps favorable, je t’ai exaucé Je t’ai façonné, établi, pour restituer les héritages dévastés, car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion. Et Celui qui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives, n’est autre que Jésus dont le Père a donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Et son jugement est juste, parce qu’il ne cherche pas à faire sa volonté, mais la volonté de Celui qui l’a envoyé»
MA VIE TOUT ENTIÈRE DEVIENT PRIÈRE !
Quand je prends le temps de faire les choses comme elles se présentent à moi,
Selon la Volonté de Dieu, et que je vis l'instant présent,
Me laissant regarder par Lui !"
Françoise
MARDI 17 MARS
« SI LE VENT SOUFFLE FORT, SI LA BARQUE T’ENTRAÎNE, N’AIE PAS PEUR DE LA MORT ! CROIS EN JÉSUS, IL T’AIME » !
Les images sont parfois plus parlantes que les mots comme cette vision reçue du Seigneur que nous révèle aujourd’hui le Prophète Ézéchiel : l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel. L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit. Alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles, puis jusqu’aux genoux et encore jusqu’aux reins. C’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable. Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent. Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre. Il me dit : En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »
Ainsi, l’enseignement que nous pouvons retirer de cette vision, c’est que l’eau, c’est la vie ! Car cette eau vient du sanctuaire et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent ! Cependant c'est un torrent infranchissable qui emporte tout sur son passage, c’est pourquoi l’homme le ramena au bord du torrent, comme on sauve quelqu’un de la noyade, en le ramenant sur la rive ! En effet, si l’eau assainit tout ce qu’elle pénètre, elle peut entraîner dans la mort, ceux qui se laissent emporter par le courant ! Ainsi, lorsque nous voulons purifier notre corps, il suffit de le plonger dans l’eau et de le retirer immédiatement pour éviter qu’il ne soit emporté jusque dans « les fonds vaseux » du torrent !
C’est ce que nous révèle Saint Jean dans l’Évangile d’aujourd’hui : À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem, près de la porte des Brebis, où se trouve une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents. Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri. Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
Ainsi pour guérir cet homme, seule a suffi la Parole de Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie ! En effet, ce n’est pas seulement de son corps que Jésus a guéri ce malade mais de son péché, cause de son infirmité ! Et c’est parce qu’il a cru en sa Parole qu’il s’est aussi levé et a marché en prenant son brancard ! Tout comme la Foi du Centurion a guéri son serviteur, au moment où il a dit à Jésus : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis, seulement une parole et mon serviteur sera guéri ! » Car l’eau qui jaillit du sanctuaire, dont parle le Prophète, c’est l’eau qui jaillit du cœur de Jésus et qui purifie tout ce qu’elle pénètre ! C’est pourquoi si Jésus nous invite à marcher sur l’eau pour venir vers Lui, comme il l’a demandé à Pierre, n’ayons pas peur de couler si nous croyons en sa Parole !
Malheureusement dans le torrent de ce monde, beaucoup n’osent pas sortir de leur barque et sont entraînés par le courant, sans savoir où ils vont ! Il est vrai qu’il est audacieux de se jeter à l’eau pour remonter le courant, c‘est d’ailleurs impossible si nous ne saisissons pas la bouée que nous tend Jésus ! Personnellement, j’ai fait depuis longtemps, le choix de remonter à la source pour savoir d’où je viens afin de savoir où je vais ! Mais il est parfois très difficile de nager à contre-courant, pour regagner la rive, au milieu des barques qui dérivent, emportées par le courant, sans avoir le temps d’échanger même quelques mots ! Pourtant, après bien des années d’effort, j’ai enfin atteint le rivage qui mène dans les verts pâturages où poussent toutes sortes d’arbres fruitiers dont les fruits sont une nourriture et les feuilles, un remède !
C‘est pourquoi quand je vois ma fille, de nouveau emportée vers le large, s’accrocher à un bateau de fortune qui l’éloigne du rivage, je crie, pourvu qu’elle m’entende, qu’elle ne soit pas trop loin ! « Ezéchielle, revient ! Saute de ta barque, laisse-là partir au loin et revient vers nous. Si la mer se déchaîne, si le vent souffle fort, si la barque t’entraîne, n’aie pas peur de la mort ! Crois en Jésus, il t’aime, il te donne sa paix ! Il n’a pas dit que tu coulerais, il n’a pas dit que tu sombrerais, Il a dit : « allons de l’autre bord, allons de l’autre bord »
Françoise
LUNDI 16 MARS
JE T’EXALTE, SEIGNEUR ! TU AS CHANGÉ MON DEUIL EN UNE DANSE » !
Dans le Livre du Prophète Isaïe : Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit. Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie. J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris. On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.
Lorsque, chaque soir, avant de m’endormir, je lis ces paroles de l’Écriture, leur sens est voilé à mon esprit qui se débat toute la nuit dans les ténèbres pour essayer de comprendre jusqu’au matin lorsque la Lumière du jour, révèle au-delà des apparences tout ce qui était caché ! Et il me semble que le Prophète lui-même n’avait pas conscience de ce que lui dictait le Seigneur, au moment où il écrivait ses paroles ! Ainsi, pas plus que Bernadette ne comprenait la réponse de Marie, qui lui avait demandé de dire, sans pour autant le faire croire : « Je suis l’Immaculée Conception » et qu’elle répétait tout le long du chemin pour ne pas l’oublier, je me contente d’écrire ce que révèle mon cœur et qui reste invisible à mes yeux !
C’est encore, il me semble, le cas de ce fonctionnaire royal dont le fils était malade, comme le révèle l’Évangile d’aujourd’hui ! Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Quand ses serviteurs vinrent à sa rencontre pour lui dire que son fils était vivant, il s’aperçut que la fièvre l’avait quitté, au moment-même où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant ! »
Ainsi, même sans le voir, quand Jésus lui a demandé de retourner chez lui en affirmant : « Va, ton fils est vivant » cet homme a cru en sa Parole et lui a obéi sans rien demander de plus ! Il n’a pas eu besoin de signes et de prodiges pour croire en Celui qui avait déjà accompli ce miracle à Cana, de changer l’eau en vin ! En effet, les miracles que Jésus accomplit ne sont pas destinés à en mettre plein la vue par un effet visuel, spectaculaire pour forcer l’admiration de ceux qui sont attirés par les apparences sans chercher à comprendre ! Ce sont au contraire, des signes invisibles à nos yeux pour annoncer ce qui ne peut être perçu que par les yeux du cœur et révéler, à la Lumière de l’Esprit Saint, que le Royaume de Dieu est proche !
Ce Royaume, n’est-ce pas ce ciel nouveau et cette terre nouvelle, annoncé par Isaïe ? Et cette Parole de Dieu, annonçant : « Je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie. J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris. On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits » Ne serait-ce pas la Résurrection de ce Jardin d’Eden, tel qu’il avait été créé, avant qu’il ne soit profané par le péché d’un homme qui a entraîné le monde dans la mort et qu’un Seul homme est venu racheter en donnant sa vie pour le ressusciter ?
C’est pourquoi j’ose dire : Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du Ciel et de la Terre et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d’où Il viendra juger les vivants et les mort. Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la Vie Éternelle, dans ce Ciel nouveau et cette Terre nouvelle où on ne se souviendra plus du passé !
Car, ainsi parle le Seigneur, je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie. J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. Alors, comment ne pas te louer Seigneur, car tu m’as relevée quand j’ai crié vers Toi, Tu m’as fait remonter de l’abîme et revivre quand je descendais à la fosse. Je t’exalte, Seigneur, Tu as changé mon deuil en une danse. Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !
Françoise
DIMANCHE 15 MARS
PARDONNE-MOI, SEIGNEUR, RÉVOLTE ET LÂCHETÉ ! TOI SEUL PEUT SOUTENIR LE POIDS DE MA FAIBLESSE…
Dans la première lecture, le Seigneur dit à Samuel : « Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars ! Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem, car j’ai vu parmi ses fils mon roi. » Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab, il se dit : « Sûrement, c’est lui le messie, lui qui recevra l’onction du Seigneur ! » Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. » Et le Seigneur n’a choisi aucun des sept fils de Jessé qui étaient présents, mais il envoya chercher le plus jeune qui gardait le troupeau et c’est lui que le Seigneur a choisi de donner l’onction pour faire de lui le père du berger qu’Il avait promis d’envoyer, le moment venu, pour veiller sur son peuple !
Ce berger annoncé par le Prophète Isaïe comme le serviteur souffrant, méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Alors que, tous errants comme des brebis, chacun suivant son propre chemin, le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous, afin qu’en remettant sa vie en sacrifice, par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Alors se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles des sourds.
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Saint Jean nous dit : En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Comme c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux, parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois. » Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Ceci est le signe que ceux qui connaissaient et enseignaient les Écritures n’ont pas reconnu en Jésus le Fils de David annoncé par le Prophète Isaïe comme le berger envoyé par le Seigneur afin que les aveugles voient et que les sourds entendent ! Parmi les pharisiens, certains lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »
Ceci confirme ce que Jésus disait hier à propos de la prière du Pharisien et du Publicain en déclarant : « Quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste ! Qui s’élève sera abaissé ! Qui s’abaisse, sera élevé ! » Ainsi, nos le voyons, ce que Dieu a caché aux sages et aux savant, Il l’a révélé aux plus petits ! Car, Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »
C’est pourquoi, seuls ceux qui cherchent Dieu à travers les ténèbres, lorsqu’ils fixent leur regard sur la Croix glorieuse, ils reconnaissent Celui qui a dit : Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Et comme le dit Saint Paul : « Autrefois, vous étiez ténèbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière, or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité et sachez reconnaître ce qui est capable de plaire au Seigneur. » Ainsi, reconnaissant que nous sommes pécheurs, nous pourrons dire :
« Pardonne-moi, Seigneur, révolte et lâcheté. Si tu m’as révélé toute ma petitesse, c’est pour mieux me combler car dans ma pauvreté Toi seul peut soutenir le poids de ma faiblesse… A partir de l’instant où je ne suis plus rien La Paix revient en moi, et aussi l’espérance Puisque tu donnes Tout, en détachant le lien Qui me faisait esclave de ma suffisance…. Je te rends Grâces enfin, du Don de ton Amour Sans jamais pénétrer l’insondable mystère De ta bonté sans fin, acquise pour toujours, Je veux vivre avec Toi, l’épreuve salutaire « ! (Mamita)
Françoise
SAMEDI 14 MARS
EN VAIN, JE T’AI CHERCHÉ OÙ JE VOULAIS SEIGNEUR … J’AI RECONNU POURQUOI TU M’ATTENDAIS AILLEURS ! … »
Dans l’Évangile d’aujourd’hui : En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus leur dit la parabole du Pharisien, qui se tenait debout dans le Temple et priait en disant : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes, ils sont voleurs, injustes, adultères ou encore comme ce publicain qui lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Et il déclara : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Ainsi, le Pharisien se considérait comme un homme juste, supérieur à ce publicain qui lui se reconnaissait pécheur ! C’est oublier qu’il n’est de juste sur terre au point de faire le bien sans avoir jamais péché ! N’oublions pas que Jésus a été envoyé par son Père pour sauver tous les hommes de l’emprise du péché en s’abaissant jusqu’à nous ! Il n’est pas venu nous regarder de haut pour nous attirer à Lui, mais il s’est fait l’un de nous pour nous délivrer de la mort en entrant lui-même dans la mort avant de ressusciter pour nous emmener vers le Père ! En effet, n’a-t-il pas dit : « Nul ne peut aller vers le Père sans passer par moi ? Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive !
Quand nous croyons connaître le Christ, n’est-il pas tentant de se sentir investi d’un mission en allant à la rencontre de ceux que nous estimons inférieurs à nous pour les attirer vers la Croix, en venant vers nous ? En faisant cela, nous n’avons pas conscience que nous-mêmes lui tournons le dos, et qu’en nous mettant entre eux et Jésus, nous leur cachons son visage ! Il me semble y voir là, une ruse du Malin pour nous mettre en avant, en proposant des options alternatives à la Croix, adaptées au goût de chacun, pour nous en détourner ! En effet, Jésus c’est Jésus lui-même qui nous envoie en mission, en disant : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu de loups ! On a eu de la haine contre moi, on en aura aussi contre vous ! On m’a persécuté, on vous persécutera aussi ! Mais ne vous inquiétez pas de ce que vous aurez à dire, l’Esprit Saint parlera pour vous ! »
C’est pourquoi dans ce monde où les loups ont envahi la bergerie,
Il nous faut avoir l’audace de
Persévérer Résister Insister Espérer Recevoir l’Esprit Saint
Afin de donner à ceux qui cherchent Dieu et qu’il met sur notre chemin,
L’envie de prendre leur croix pour marcher à sa suite !
Françoise
TOUT VIENT DE TOI Ô PÈRE TRÈS BON !
Je me croyais utile et je voulais ma place
Au milieu de l’arène où combattent pour Toi
Les athlètes « debout » qui reçoivent ta Grâce
Et par elle deviennent « Témoins de ta foi »
Je comptais sur moi-même et je rêvais d’action
Jurant de parcourir un terrain sans limite
Où j’aurais satisfait ma faim de relation
En voulant « avoir l’air » de marcher à Ta suite…
Je voulais en criant proclamer ta Parole
Dire au monde ma foi, par des chemins à moi
Et pour te révéler j’avais choisi mon rôle
Sans penser que l’Amour ne passe que par Toi !
En vain, je t’ai cherché où je voulais Seigneur
Et, lorsque je t’ai vu sous un autre visage
J’ai reconnu pourquoi tu m’attendais ailleurs
Et dans l’événement, j’ai compris ton message !
Pardonne-moi, Seigneur, révolte et lâcheté
Si tu m’as révélé toute ma petitesse
C’est pour mieux me combler car dans ma pauvreté
Toi seul peut soutenir le poids de ma faiblesse…
A partir de l’instant où je ne suis plus rien
La Paix revient en moi, et aussi l’espérance
Puisque tu donnes Tout, en détachant le lien
Qui me faisait esclave de ma suffisance….
Je te rends Grâces enfin, du Don de ton Amour
Sans jamais pénétrer l’insondable mystère
De ta bonté sans fin, acquise pour toujours
Je veux vivre avec Toi, l’épreuve salutaire !
Antoinette Gendron-Pinçon (Mamita)
VENDREDI 13 MARS
« DIEU NE NOUS IMPOSERA JAMAIS SON AIDE, MAIS NE LA REFUSERA JAMAIS A CELUI QUI LA LUI DEMANDE » !
C’est par la bouche du Prophète Osée que parle aujourd’hui le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes. Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël. C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit. Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.
Comme nous l’avons vu hier avec le Prophète Jérémie, depuis le commencement Dieu ne cesse de parler aux hommes pour leur indiquer le chemin du Royaume, en disant par la bouche des Prophètes : Voici l’ordre que j’ai donné à vos père « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » Mais ils n’écoutent pas ! Ils suivent les penchants de leur cœur endurci par l’orgueil en se tournant vers d’autres dieux ! C’est pourquoi Dieu, par souci de Justice ne peut laisser cette désobéissance impuni en les laissant assumer les conséquences de leurs actes qui mènent au « Couloir de la mort » Cependant, dans sa grande Bonté, Il ne cesse de les appelés à revenir à Lui, pour les guérir de leur infidélité en les aimant d’un amour gratuit s’ils lui présentent ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »
Mais contrairement au Malin qui par ruse les attire dans ses filets pour les réduire en esclavage, Dieu leur parle en vérité, comme un Père parle à ses enfants, les laissant libres de choisir entre l’eau qui donne la vie ou le feu qui donne la mort ! Mais qui est assez sage pour comprendre ces choses ? Il faut en effet, un Esprit de Sagesse et d’Intelligence pour discerner la Vérité qui ne peut être entendue que par ceux qui prêtent l’oreille de leur cœur pour écouter la Parole ! Car la Parole du Seigneur est vérité et sa Loi délivrance !
Et cette Parole de Dieu est justement ce qu’enseigne Jésus, dans l’Évangile de Marc, au Scribe venu lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui. Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu. »
En effet, ces deux commandements : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et tu aimeras ton prochain comme toi-même, n’en font qu’un seul qui résume tous les autres ! Et celui qui observe ces commandements, n’est pas loin du royaume de Dieu ! Malheureusement, aujourd’hui encore, beaucoup refusent de prêter l’oreille de leur cœur endurci qui les rend sourds à la Parole de Vérité ! Ainsi, privés de repères, ils se laissent entraîner dans la direction opposée à celle qui mène au Royaume de Dieu ! Emportés par le courant, ils n’entendent pas la voix de Jésus qui crie : « Personne ne peut aller vers le Père sans passer par moi ! Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! »
C’est alors que certains tombent dans un tourbillon qui les fait tournoyer jusqu’à ce qu’ils entendent la voix du vent, sans savoir d’où il vient ni où il va, mais qui semble leur dire : « Viens suis-moi ! Je suis ton Dieu ! » Ainsi, c’est bien Lui, le vent de l’Esprit qui se pose sur eux pour leur montrer le chemin, s’ils acceptent de le suivre en reconnaissant leur faute !
Car Dieu ne nous imposera jamais son aide,
Mais ne la refusera jamais à celui qui la lui demande !
C’est pourquoi, Pour savoir où je vais, je fais confiance au vent de l’Esprit
Et je me laisse porter par lui, en disant !
"Jésus, viens demeurer en moi
De ton Esprit envahis-moi
Garnis ma vie du plein de Toi
Que je ne vive que par Toi
Avec Toi et en Toi !
Françoise
JEUDI 12 MARS
"COMME IL EST VIOLENT LE COMBAT SPIRITUEL QUAND ON DÉTOURNE
SON REGARD DU BOIS DE LA CROIX POUR LE TOURNER VERS SOI » !
Dans le Livre du Prophète Jérémie, nous lisons aujourd’hui : Ainsi parle le Seigneur : Voici l’ordre que j’ai donné à vos pères : « Écoutez ma voix : je serai votre Dieu, et vous, vous serez mon peuple ; vous suivrez tous les chemins que je vous prescris, afin que vous soyez heureux. » Mais ils n’ont pas écouté, ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci ; ils ont tourné leur dos et non leur visage. J’ai envoyé vers vous, inlassablement, tous mes serviteurs les prophètes. Mais ils ne m’ont pas écouté, ils ont été pires que leurs pères. Tu leur diras toutes ces paroles, et ils ne t’écouteront pas. Tu les appelleras, et ils ne te répondront pas. Alors, tu leur diras : « Voilà bien la nation qui n’a pas écouté la voix du Seigneur son Dieu, et n’a pas accepté de leçon ! La vérité s’est perdue, elle a disparu de leur bouche. »
Ainsi, le peuple n’a pas écouté la voix du Seigneur par la bouche de Jérémie comme il a refusé de prêter l’oreille à tous les serviteurs et prophètes qu’il a envoyés vers eux ! Ils n’ont pas reconnu que cette voix était celle du Seigneur, leur Dieu ! Ils ont préféré se tourner vers d’autres dieux qu’ils ont modelés à leur image, avec des yeux qui ne voient pas, des oreilles qui n’entendent pas ! C’est pourquoi le Verbe s’est fait chair, quand Dieu a envoyé son Fils pour rendre la vue aux aveugles, faire entendre les sourds et faire parler les muets !
Comme nous le rappelle l’Évangile de Saint Luc : En ce temps-là, Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration. Mais certains d’entre eux dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. » Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons. Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »
En réalité, ils n’ont pas conscience que c’est dans leur cœur, endurci par l’orgueil que se cache le démon qui les rend aveugles et sourds à la Parole de Dieu qui sort de la bouche de Jésus ! C’est pourquoi s’ils suivent les mauvais penchants de leur cœur endurci, ils lui tournent le dos en tournant leur visage vers d’autres dieux qui agissent contre Lui ! Cependant quand Jésus expulse un démon qui rendait un homme muet, celui-ci se met à parler et les foules sont dans l’admiration car ceci est le signe que le règne de Dieu est venu jusqu’à nous ! Ce qui a pour conséquence de rendre furieux ceux qui sont contre lui et qui cherchent à disperser au lieu de rassembler !
Nous qui sommes Chrétiens, nous croyons que Jésus a donné sa vie pour chasser le démon du cœur des hommes qui se tournent vers Lui, en l’entraînant dans la mort avant de ressusciter en chacun un cœur nouveau et une créature nouvelle ! Cependant, le chef des démons qui est le prince de ce monde, continue de diviser en agissant contre l’Esprit Saint, rendant sourds et aveugles, par des moyens de substitution, ceux qui ont perdu la Foi et l’Espérance !
ET quoi de mieux pour tromper le monde que de créer un esprit d’Intelligence Artificielle qui prend le contrôle de l’âme en anesthésiant l’Esprit de Sagesse et d’Intelligence qui permet de discerner le bien du mal ! C’est la ruse qu’a trouvée le Malin pour entraîner le monde dans sa chute, car il sait déjà que le règne de Dieu est venu jusqu’à nous et qu’il ne s’en sortira pas vainqueur ! C’est pourquoi nous que le démon avait rendu muets et qui avons retrouvé la parole quand Jésus l’a chassé de notre cœur, n’ayons pas peur de parler et soyons audacieux dans l’annonce de l’Évangile, pour proclamer haut et fort :
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. (Ps 94)
"Comme il est violent le combat spirituel quand on détourne son regard du bois de la CroixPour le tourner vers soi Et qu’on a lutté toute la nuit dans la douleur et dans les larmesEn se croyant abandonné ! Mais au matin, on s’aperçoit que Celui qu’on croyait perduA nos côtés s’était battu ! Alors on crie : « Pardon Seigneur » !
Et la Paix revient dans nos cœurs !"
Françoise
MERCREDI 11 MARS
« J’AI REÇU LA GRÂCE D’UNE CONNEXION ILLIMITÈE AVEC L’OPÉRATEUR « ESPRIT SAINT » QUI ME FAIT BÉNÉFICIER D'UN ACCÈS GRATUIT ET PERMANENT À LA PAROLE DE DIEU » !
Dans le Livre du Deutéronome, Moïse disait au peuple : « Maintenant, Israël, écoute les décrets et les ordonnances que je vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique. Ainsi vous vivrez, vous entrerez, pour en prendre possession, dans le pays que vous donne le Seigneur, le Dieu de vos pères. Vous les garderez, vous les mettrez en pratique ; ils seront votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples. Quand ceux-ci entendront parler de tous ces décrets, ils s’écrieront : “Il n’y a pas un peuple sage et intelligent comme cette grande nation !” Mais prends garde à toi : garde-toi de jamais oublier ce que tes yeux ont vu ; ne le laisse pas sortir de ton cœur un seul jour. Enseigne-le à tes fils, et aux fils de tes fils. »
Ainsi, ces décrets et ces ordonnances que le Seigneur a demandé à Moïse de nous enseigner, sont l’itinéraire qu’il nous faut suivre pour parvenir au Royaume promis à ceux qui suivent ces préceptes ! C’est en quelque sorte, un « Code de la route » qui nous est donné pour éviter les accidents qui entraînent la mort ! En effet, lorsque nous voyons les conséquences qu’entraînent le non-respect de ces règles, nous pouvons imaginer ce qu’elles seraient si ce code n’existait pas ! C’est pourquoi, quand Dieu a demandé à Moïse de faire sortir son peuple d’Égypte pour le libérer de l’esclavage, il lui a donné autorité pour les guider jusqu’à la terre promise en respectant les consignes afin que chacun puisse avancer à son rythme sans risquer de trouver ou de donner la mort ! Ceci par fidélité à la promesse de l’Alliance faite avec Abraham de faire de lui le père de tous ceux qui suivraient ses chemins !
Malheureusement, depuis toujours, les hommes ont éprouvé de la difficulté à accepter l’autorité d’un semblable qui parle au nom d’un Dieu qu’ils ne voient pas ! C’est la raison pour laquelle, ils se fabriquent eux-mêmes des dieux qu’ils veulent aussi précieux que l’or, espérant qu’en se prosternant devant eux, ils accompliront leurs volontés, sans se rendre compte qu’ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ! C’est pourquoi le Verbe s’est fait chair quand Dieu, dans sa grande miséricorde a envoyé son Fils dans le monde, afin qu’il ouvre les yeux des aveugles et que les sourds entendent la Parole, comme nous le rappelle l’Évangile de Matthieu !
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
En disant cela, Jésus rappelait qu’il avait été dit aux anciens : « Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Ceci pour nous rappeler que nous ne péchons pas seulement par des actions, mais par des pensées, des paroles et des omissions ! Ainsi avoir des pensées ou proférer des paroles de meurtre sont aussi graves que l’action elle-même ! De même qu’il ne suffit pas de ne pas faire le mal pour ne pas commettre de péché car c’est aussi grave de ne pas faire bien qu’on aurait dû faire ! C’est cette Loi que nous devons mettre en pratique pour l’enseigner à nos fils et aux fils de nos fils ! Malheureusement, ceci est en contradiction avec l’esprit de ce monde, qui rejette jusqu’au plus petit de ces commandements, en enseignant aux hommes de tuer l’enfant non désiré dans le ventre de sa mère ou de tuer les personnes dont la vie est devenue une charge pour la société !
Et les dirigeants de cette époque qui se flattent d’avoir des idées modernes, correspondant aux goûts et aux progrès techniques actuels, n’ont pas conscience, en créant ce qu’ils appellent l’Intelligence Artificielle, qu’ils se comportent comme ces anciens qui fabriquaient leurs propres dieux, au risque d’anéantir les dons d’Esprit de Sagesse et d’Intelligence, indispensables pour discerner entre le bien et le mal ! Donc, celui qui rejettera ces commandements et enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »
Françoise
MARDI 10 MARS
« NE CRAIGNEZ PAS CEUX QUI TUENT LE CORPS, ET APRÈS CELA NE PEUVENT RIEN FAIRE DE PLUS » !
Dans le Livre du Prophète Daniel nous lisons : En ces jours-là, Azarias, debout, priait ainsi ; au milieu du feu, ouvrant la bouche, il dit : À cause de ton nom, ne nous livre pas pour toujours et ne romps pas ton alliance. Ne nous retire pas ta miséricorde, à cause d’Abraham, ton ami, d’Isaac, ton serviteur, et d’Israël que tu as consacré. Tu as dit que tu rendrais leur descendance aussi nombreuse que les astres du ciel, que le sable au rivage des mers.
Azarias est l’un de ces trois jeunes gens condamnés à être jetés vivants dans la fournaise par le roi Nabuchodonosor pour avoir refusé de se prosterner devant sa statue d’or ! C’est la force de leur Foi qui leur a donné le courage d’affronter cette épreuve en acceptant de s’offrir en sacrifice pour sauver l’honneur de ce peuple, en ce temps où Il n’était plus, ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où offrir leurs prémices pour obtenir la miséricorde de Dieu ! Ainsi, au lieu de sauver leur propre vie, ils ont offert leurs cœurs brisés et leurs esprits humiliés comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers, en disant : Que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi, car il n’est pas de honte pour qui espère en toi. Et maintenant, de tout cœur, nous te suivons, nous te craignons et nous cherchons ta face. Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur.
Et ce qu’ils espéraient obtenir, n’était pas la miséricorde pour eux, mais pour ceux-là même, qui les condamnaient ! Et leur prière fut exaucée bien au-delà de leur Espérance puisque Dieu leur a envoyé un ange qui les a sauvés d’une mort certaine en ne laissant pas le feu consumer leur chair ! Ainsi, cette merveille renouvelée, signe d’une intervention divine a bouleversé le cœur de Nabuchodonosor qui a reconnu la grandeur et la gloire du Roi du Ciel en disant : « Tous ses actes sont vrais, ses voies sont justes et il peut abaisser ceux qui marchent dans l’orgueil ! »
Je ne peux m’empêcher de comparer la situation de notre pays avec celle de ce peuple opprimé où il n’y avait plus de ni prince ni chef ni prophète, plus d’holocauste ni de sacrifice, plus d’oblation ni d’offrande d’encens, plus de lieu où offrir leurs prémices pour obtenir la miséricorde de Dieu ! En effet, notre France, considérée en un temps, comme la fille aînée de l’Église s’est peu à peu émancipée en acceptant de se prosterner devant d’autres dieux ! N’oublions pas, nous qui nous reconnaissons enfants de Dieu que s’il nous appartient d’obéir à ceux qui ont reçu le pouvoir de gouverner, nous avons un devoir d’objection lorsque leurs lois sont contraires aux commandements de Dieu ! Car ‘est Lui, l’au-delà de tout, sans qui rien ne serait et aucun pouvoir ne peut être attribué autrement que par Dieu, ce qui fait de ceux qui nous gouvernent des serviteurs de Dieu ! Malheureusement les hommes qui marchent dans l’orgueil ont tendance à considérer ce pouvoir comme un droit à disposer de la vie et de la mort de leurs concitoyens, en leur imposant leurs propres lois qui vont à l’encontre de la Volonté divine !
C’est pourquoi lorsque nous sommes Chrétiens, nous devons être audacieux dans l’annonce de l’Évangile et attentifs aux plus petits, en refusant de nous prosterner devant des dieux qui ont des yeux mais ne voient pas, des oreilles, mais n’entendent pas ! C’est pourquoi si nous voulons être fidèles à Dieu, soyons prêts à offrir notre vie pour obtenir la miséricorde de ceux qui nous persécutent ! Afin que notre vie corresponde à la Parole de Dieu que nous affirmons croire et que nous rappelle Jésus dans l’Évangile de Luc : « Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
L’HOMME QUI SE PREND POUR DIEU !
Telle que dans la fable, la grenouille s’enfla
Tant et si bien qu’elle en creva
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages
Et qui rêvent toujours d’en avoir davantage !
Ainsi l’Homme se prenant pour Dieu, qui se donne aujourd’hui
Le pouvoir de régner sur la mort et la vie
Risque fort, devant un tel blasphème,
De subir l’anathème !
Françoise
LUNDI 9 MARS
« VOUS SEREZ DÉTESTÉS DE TOUS À CAUSE DE MON NOM ; MAIS CELUI QUI AURA PERSÉVÉRÉ JUSQU’À LA FIN, CELUI-LÀ SERA SAUVÉ » !
Dans le deuxième Livre des Rois, il est écrit : En ces jours- là, Naaman, général de l’armée du roi d’Aram, était un homme de grande valeur et hautement estimé par son maître, car c’est par lui que le Seigneur avait donné la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier était lépreux. La femme de Naaman avait à son service, une fillette qui avait été faite prisonnière sur la terre d’Israël ! Elle dit à sa maîtresse : « Ah ! si mon maître s’adressait au prophète qui est à Samarie, celui-ci le délivrerait de sa lèpre. » Naaman, envoyé par le roi d’Aram, se mit en route avec une lettre à remettre au roi d’Israël, dans laquelle il était écrit : « En même temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » Cependant, quand le roi d’Israël lut ce message, il s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maître de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le délivre de sa lèpre ! »
En effet, le roi d’Israël, n’avait pas compris que cette lettre s’adressait, non pas au roi mais à l’homme de Dieu qui était le Prophète Élisée ! Et quand celui-ci apprit que le roi avait déchiré ses vêtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Que cet homme vienne à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. » Ainsi, alors que les Prophètes sont choisis parmi les fils d’Israël, ce roi refuse de reconnaître Élisée comme étant le Prophète choisi par Dieu !
C’est ce que nous rappelle Jésus dans l’Évangile de Saint Luc quand dans la synagogue de Nazareth, il déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » Cela signifiait que Lui, Jésus, pas plus que les Prophètes Élie et Élisée, n’était accueilli comme Prophète dans la ville de son enfance, comme il pouvait l’être dans les villes où Il n’était pas connu ! C’est encore le drame de la jalousie qui, à ces mots, a rendu furieux tous ceux qui étaient dans la synagogue et qui poussèrent Jésus hors de la ville. Ils le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
Il me semble que c’est toujours d’actualité dans notre monde d’aujourd’hui, d’être rejeté par ceux qui prétendent tout savoir, lorsqu’on a l’audace d’annoncer l’Évangile en contradiction avec ce monde ! En effet, la Sagesse de Dieu est folie pour les hommes qui ne peuvent accepter que Dieu ait caché aux sages et aux savants ce qu’Il a révélé aux plus petits ! Ainsi ceux qui osent parler au Nom du Christ prennent le risque d’être rejetés, humiliés, bafoués, comme Il l’a été lui-même, jusqu’à perdre leur vie, à cause de son Nom ! Ainsi qu’il avait dit à ses disciples en les envoyant en mission :
« Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes ! Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous. Vous serez détestés de tous à cause de mon Nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »
PAROLE D’ÉVANGILE !
C’est pourquoi, j’ai bien conscience d’avoir été choisie comme un signe vivant pour aider les autres à lire le présent sous l’Action de l’Esprit Saint à partir de la Parole de Dieu et rien ne m’a été révélé de plus que cette Parole de Dieu annoncée dans les Évangiles par les Apôtres eux-mêmes ! Proclamer l’Évangile, c’est déclarer publiquement que le Règne de Dieu est proche pour permettre à chacun de choisir, librement et sans contrainte, de prendre part ou non à l’héritage du Royaume ! Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’Évangile, car si, par ma faute, certains se voient privés de cette liberté de choisir, parce qu’ils n’ont pas eu connaissance de cette Bonne Nouvelle, je me verrais moi aussi, privée de cet héritage qu’est la Vie Éternelle !
LA JOIE DE L’ÉVANGILE !
Ainsi, peu importe que je sois incomprise et subisse des critiques injustes,
qui invitent aux renoncements, et sont cause d’humiliations,
Si je reste fidèle au message d’Amour de l’Évangile !
Françoise
DIMANCHE 8 MARS
« LA PAROLE DE DIEU EST UNE SOURCE INTARISSABLE, À LAQUELLE CHACUN DE NOUS PEUT VENIR TIRER CE DONT IL A BESOIN, QUAND IL EN A BESOIN ! »
Dans le Livre de l’Exode : En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif. Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va ! Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! » Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.
Ainsi, nous le voyons, malgré toutes les actions prodigieuses que Moïse a accomplies sur ordre du Seigneur pour le faire sortir d’Égypte, le peuple n’a toujours pas confiance en lui et lui reproche de le laisser mourir de soif ! Ne sachant plus que faire, Moïse se tourne vers le Seigneur pour lui demander son aide, car il sait que l’eau c’est la vie et il ne peut croire que Dieu les a sortis de l’esclavage pour les entraîner dans la mort ! C’est pourquoi Dieu entend cet appel qui est légitime en ordonnant à Moïse de frapper le rocher avec son bâton pour qu’il en sorte de l’eau, que le peuple boira !
DIEU CONNAIT NOS BESOINS !
Quand nous prions, si nous demandons à Dieu, avec confiance, ce dont nous avons besoin,
Nous pouvons être sûrs que nos prières seront toujours exaucées,
Car s’il ne nous impose jamais son aide,
Il ne la refusera jamais à celui qui la lui demande !
Dans son Évangile, Saint Jean nous rappelle qu’en ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. Il était environ midi et ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. Il me semble que ce n’est pas par hasard que Jésus a choisi de rester seul près de ce puits ! Il attendait celle qui le cherchait sans le savoir ! En effet, le puits est le lieu de la rencontre où se retrouvent ceux qui viennent puiser l’eau à la source d’eau vive ! Et quand est arrivée cette Samaritaine, c’est lui qui lui a demandé à boire, car elle n’aurait jamais osé s’adresser à lui, parce qu’une femme ne s’adresse pas à un homme et encore moins une Samaritaine à un Juif ! Ainsi, très étonnée, elle chercha à connaître cet homme pas comme les autres et qui semblait savoir tout ce qu’elle avait fait, sans même la juger ! Et quand il lui dit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
En réalité, cette eau dont parle Jésus est la source d’Amour qui jaillit en nous pour calmer notre soif de vie éternelle ! Il a suffi de cette Parole pour que jaillisse en cette femme la source d’eau vive qui lui a redonné le goût de vivre et le courage de courir à la ville pour dire aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. »
Ainsi, quand nous avons rencontré le Christ, il nous appartient de le faire connaître en allant s’asseoir près du puits, à la rencontre de ceux qui cherchent la source d’eau vive ! C’est là que moi-même, il y a environ 3 ans, alors que j’étais du côté de Marie, demandant à Jésus ce qu’il attendait de moi, une jeune femme est venue s’asseoir près de moi en disant : « Ma grand-mère que j’aimais beaucoup est décédée et elle m’a dit avant de mourir : « Vanessa, tu as fait ta communion mais tu n’as pas fait ta confirmation ! Il faut que tu sois confirmée pour recevoir l’Esprit Saint ! » Mais je ne sais pas comment faire ! Je lui ai répondu : « Si tu le veux, je vais t’aider ! » Car j’ai compris que c’était ce que le Seigneur attendait de moi ! Je lui ai donné un Évangile, puis la Bible qui est devenue pour elle une source d’eau vive qui l’a menée par la confirmation de sa Foi à partager autour d’elle sa Joie de l’Évangile !
LE VISAGE DU CHRIST !
Lorsqu’on a la Joie d’avoir fait une rencontre personnelle avec le Christ,
nous ne devons pas le garder pour soi,
Il nous appartient de montrer son Visage pour donner aux autres
l’envie de le connaître !
Françoise
SAMEDI 7 MARS
« PÈRE J’AI PÉCHÉ CONTRE TOI ET MES FRÈRES ! ACCUEILLE MON REPENTIR ET DONNE-MOI LA FORCE DE VIVRE SELON TON AMOUR !
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Saint Luc rappelle qu’en ce temps-là les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Nous connaissons bien sûr la suite ! Quand il se rendit compte qu’il avait tout dépensé et qu’il n’avait même plus de quoi se nourrir, il réalisa qu’alors qu’il mourrait de faim, les ouvriers de son père avaient du pain en abondance ! C’est pourquoi il décida de retourner chez lui en disant : Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : « Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Il n’espérait de lui, rien d’autre que d’être traité comme l’un de ses ouvriers ! Cependant, le père qui attendait depuis toujours son retour, dès qu’il l’aperçut au loin, fut pris de compassion et lui accorda son pardon en le couvrant de baisers ! Puis il décida de célébrer le retour de celui qui était perdu et qui est retrouvé, en disant : mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie !
Cette première partie de la parabole met l’accent sur l’attitude du père qui n’a jamais cessé d’attendre son fils et qui se réjouit de son retour ! Ainsi, devant ce fils qui revient vers lui en attendant rien d’autre que d’être à son service pour mériter sa nourriture, il est pris de compassion et lui accorde son pardon en abondance ! Ceci est le signe que Dieu, notre Père, accueille dans sa grande Miséricorde tous ses enfants qui, reconnaissant leur péché, reviennent vers lui en disant : « Père j’ai péché contre toi et mes frères, mais près de toi se trouve le Pardon ! Accueille mon repentir et donne-moi la force de vivre selon ton Amour ! »
Cette parabole qui aurait pu s’arrêter là, comporte une deuxième partie consacrée à l’attitude du frère aîné, qui, loin de se réjouir du retour de son frère et surtout de l’accueil qui lui est réservé, se met en colère contre son père ! C’est encore ce drame de la jalousie qui, comme pour les frères de Joseph, pousse ce frère aîné à détester le plus jeune ! Il ne comprend pas pourquoi son père fait tuer le veau gras pour ce fils qui a dévoré son bien avec des prostituées alors que pour lui qui a toujours été à son service et n’a jamais transgressé ses ordres, il n’a jamais donné un chevreau pour festoyer avec ses amis ! Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. »
En effet, ce frère, premier né de la famille, s’est vu, dès sa naissance, accordé le privilège du droit d’aînesse qui lui conférait la totalité des biens de l’héritage familial. Il a ainsi, depuis toujours, considéré que tout était à lui, sans jamais rien osé demander à son père ! Il n’a jamais eu de souci à se faire pour son avenir, sans se préoccuper du sort de son jeune frère qui ne trouvait pas sa place dans l’entreprise familiale ! C’est pourquoi il a éprouvé le besoin de partir loin, en demandant la part d’héritage qui lui revenait, pour essayer de trouver un sens à sa vie, sans avoir dépendre des autres ! Cette tentation s’est transformée en épreuve qui lui a montré que le seul moyen de sauver sa vie était de se faire tout petit, pour revenir vers son père !
Ceci me semble être l’attitude des Chrétiens d’aujourd’hui, qui dès leur plus tendre enfance ont appris à connaître Dieu à partir des traditions familiales, sans se poser de questions ! Ainsi, ils connaissent les Écritures et observent les commandements pour conserver l’héritage qui leur revient de droit, indifférents au sort des plus petits, qu’ils refusent d’inviter à leur table ou même de poser un regard sur eux ! Comme les pharisiens et les scribes qui récriminaient contre Jésus : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »
Ainsi, pendant que le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes ou encore comme ce publicain, le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Jésus déclara : Je vous le dis : « Quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Françoise
VENDREDI 6 MARS
« RIEN NE PEUT ENTRAVER LE PROJET DE DIEU DE FAIRE DE NOUS SES ENFANTS » !
En ce deuxième vendredi de Carême, la liturgie nous propose la lecture du Livre de la Genèse : Israël, c’est-à-dire Jacob, aimait Joseph plus que tous ses autres enfants, parce qu’il était le fils de sa vieillesse, et il lui fit faire une tunique de grand prix. En voyant qu’il leur préférait Joseph, ses autres fils se mirent à détester celui-ci, et ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité. Ils complotèrent de le faire mourir. Ils se dirent l’un à l’autre : « Voici l’expert en songes qui arrive ! C’est le moment, allons-y, tuons-le, et jetons-le dans une de ces citernes. Alors Juda dit à ses frères : « Quel profit aurions-nous à tuer notre frère et à dissimuler sa mort ? Vendons-le plutôt aux Ismaélites et ne portons pas la main sur lui, car il est notre frère, notre propre chair. » Ses frères l’écoutèrent. Des marchands madianites qui passaient par là retirèrent Joseph de la citerne, ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, et ceux-ci l’emmenèrent en Égypte.
C’est ce drame de la jalousie, cette émotion négative, générée par un sentiment d’injustice, d’insécurité ou d’abandon, qui, si elle n’est pas contrôlée, peut entraîner des sentiments de colère, de tristesse et de haine dévastateurs, voire criminels ! La jalousie est l’un des sept péchés capitaux que sont : l'orgueil, la gourmandise (ou addiction), la paresse (ou acédie, négligence spirituelle), la luxure, l’avarice, la colère et l’envie et dont tous les autres découlent. Ainsi, chaque crime ou défaut humain vient de l’un (ou plusieurs) de ces sept travers. Comme l’orgueil fut à l’origine du péché du monde ! C’est cette préférence que Jacob avait pour son dernier fils qui a provoqué la jalousie de ses frères au point de vouloir sa mort !
Cependant, rien ne peut entraver le projet que Dieu avait de faire d’Israël son peuple élu, car tout ce qui arrive est voulu par Dieu et si le mal ne peut venir de Lui, il est indirectement permis par Lui, afin que, transformant le mal en bien, il manifeste sa gloire ! Et, comme l’avenir nous le montrera, c’est par Joseph que Dieu, quatre siècles plus tard, a manifesté sa gloire en faisant sortir son peuple de l’esclavage où sa faute l’avait entraînée ! Bien sûr si Dieu a fait sortir son peuple d’Égypte, ce n’était pas pour en faire ses esclaves mais pour les adopter comme ses propres enfants s’ils acceptaient, en toute liberté, de suivre ses commandements ! Ainsi, mettant entre leurs mains l’eau ou le feu, ils avaient le choix entre la vie et le bonheur ou la mort et le malheur ! Mais il peut être difficile de choisir entre le présent que l’on voit et l’avenir que l’on ne voit pas, pour des personnes qui ont perdu leur liberté de pensée !
C‘est la raison pour laquelle Dieu a envoyé son propre Fils pour sauver les hommes de l’esclavage du péché ! Comme Jésus nous le rappelle dans cette parabole : Un homme était propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le temps des fruits, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de sa vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l’un, tuèrent l’autre, lapidèrent le troisième. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : “Voici l’héritier : venez ! tuons-le, nous aurons son héritage !” Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »
Ainsi, nous pouvons voir dans l’histoire de Joseph, la préfiguration de l’histoire de Jésus qui, par cette parabole, s’identifie au fils du maître de la vigne, pour annoncer sa propre mort par la jalousie de ceux qui veulent s’approprier l’héritage du Royaume Éternel ! En entendant les paraboles de Jésus, les grands prêtres et les pharisiens avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète. J’ai bien conscience, en lisant chaque jour une page d’Évangile, à la lumière de l’Esprit Saint, que tout ce qu’a fait Jésus était pour accomplir ce qui avait été annoncé dans les Écritures, par la bouche des Prophètes ! Mais, aujourd’hui, après plus de deux mille ans, beaucoup agissent encore comme les grands prêtres et les pharisiens en disant : Voici l’héritier : tuons-le !
TENTATION-ÉPREUVE !
Tout ce qui arrive est voulu par Dieu et si le mal ne peut venir de Lui,
Il est indirectement permis par Lui
Afin que, transformant la tentation en épreuve, il nous donne le moyen de la supporter,
Et d’en faire sortir le bien,
Par la vertu de l’humilité qui nous fait grandir, En nous rendant plus fort !
C‘est pourquoi je crois que Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
Afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Françoise
JEUDI 5 MARS
« PERSONNE NE ME VOIT ! PERSONNE NE M’AIME ! MAIS SI, MOI JE VOUS AIME JE VOUS APPELLE AIMÉ, PARCE QUE JE VOUS AIME » !
Aujourd’hui, c’est encore le Prophète Jérémie qui parle au Nom du Seigneur : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable. Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance. Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit. » Ceci me semble être un conseil autant qu’une mise en garde pour avertir, que Dieu seul qui connaît l’homme au plus profond de son cœur peut rendre à chacun selon sa conduite et selon le fruit de ses actes. Ainsi, Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, tout ce qu’il entreprend réussira. Mais le chemin des méchants se perdra. C’est encore ce que dénonce Jésus dans l’Évangile d’aujourd’hui par la parabole de l’homme riche vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et il entra au séjour des morts. Ce n’est pas la richesse qui est responsable du malheur mais ce qu’en font ceux qui la possèdent !
En effet, ceci me fait penser à cet autre Évangile où Jésus disait à celui qui l’avait invité : : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. Car, comme je vous l’ai dit : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. »
Ainsi, le vrai bonheur que promet Jésus, n’est pas celui des plaisirs terrestres, éphémères, que procure la richesse, mais Celui que procure le bien que l’on fait de cette richesse en la partageant et qui conduit à la Vie Éternelle ! Comme Jésus nous l’a enseigné en déclarant : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ainsi, celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Alors, il dira à ceux qui sont à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire. “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
Ces petits dont parle Jésus, ce ne sont pas les enfants, mais ceux, à qui Dieu a révélé ce qu’il a caché aux sages et aux savants, et dont la seule richesse est l’Amour qu’ils ont reçu par la Parole qu’ils gardent dans leur cœur ! Ainsi, comme l’a dit le Pape François : « Personne n’est assez pauvre pour ne pas avoir un sourire à donner ! » Cela veut dire qu’il nous faut être attentifs aux plus petits en prenant soin de poser notre regard sur eux !
J’AI RENCONTRÉ JÉSUS
J’ai rencontré quelqu’un assis sur le bitume
Et quand, allant vers lui, il me dit avec amertume
Personne ne me voit, personne ne m’aime
Je lui ai répondu : « Mais si, moi je vous aime ! »
Quel est votre prénom pour que je prie pour vous ?
Je n’en ai pas, je ne m’en souviens plus, mais vous
Si vous le voulez bien
Pouvez-m ’en donner un !
Alors, je lui ai répondu, je vous appelle « Aimé »
Et quand, prenant ce pain
Que je lui ai donné
Il s’écria : « Merci, parce que j’avais faim ! »
Dans son regard ému,
J’ai rencontré Jésus !
Françoise
MERCREDI 4 MARS
« MALHEUR A MOI, SI JE N’ANNONÇAIS PAS L’ÉVANGILE » !
La première lecture d’aujourd’hui est la prière que le Prophète Jérémie adresse au Seigneur pour lui demander son aide ! Mes ennemis ont dit : « Allons, montons un complot contre Jérémie. La loi ne va pas disparaître par manque de prêtre, ni le conseil, par manque de sage, ni la parole, par manque de prophète. Allons, attaquons-le par notre langue, ne faisons pas attention à toutes ses paroles. » Mais toi, Seigneur, fais attention à moi, écoute ce que disent mes adversaires. Comment peut-on rendre le mal pour le bien ? Ils ont creusé une fosse pour me perdre. Souviens-toi que je me suis tenu en ta présence pour te parler en leur faveur, pour détourner d’eux ta colère.
Ainsi, dans l’angoisse qui l’étreint, Jérémie a compris qu’il avait les ressources en lui en s’adressant directement à Celui dont il avait devant les yeux son Amour en disant : « Sauve-moi, mon Dieu, par ton amour » ! Il sait que Dieu l’a choisi pour parler en son Nom et rappeler ses commandements à son peuple qui semble les avoir oubliés ! Mais ceux-ci n’ont pas l’intention de changer leur style de vie et refusent de l’écouter, alors qu’il était lui-même, intervenu en leur faveur ! En effet, il n’est pas toujours facile pour des personnes ayant autorité d’entendre les critiques de la part de ceux qu’ils considèrent comme étant leurs serviteurs ! Ce sont en effet des sages et des savants qui, ayant appris les Écritures, prétendent tout savoir et refusent d’entendre tout ce qui semble les abaisser aux yeux des hommes !
C’est la manière humaine que les hommes ont, de considérer le droit que leur donne le pouvoir qu’ils ont reçu pour gouverner le monde ! C’est pourquoi, Jésus est venu rappeler qu’ils n’auraient aucun pouvoir s’il ne leur était venu d’en-haut, en déclarant : « Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. » Puis, il ajouta : « Les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »
Malheureusement, il me semble que, plus que jamais, dans notre monde d’aujourd’hui, ceux qui détiennent l’autorité agissent en maîtres et font sentir leur pouvoir, avilissant à leur service les hommes qu’ils gouvernent, en récompensant par des primes gratifiantes, les actions ponctuelles de ceux qui les servent, au détriment du salaire fixe, établi pour rémunérer d’une manière constante et définitive, l’ensemble des tâches exécutées, sur une période indéterminée ! Ils espèrent par ce moyen, encourager les plus forts à gravir les échelons pour parvenir au sommet de la hiérarchie, aux détriments des plus petits, qui resteront au bas de l’échelle ! C’est à la manière humaine de voir les choses que la mère de Jacques et Jean demande à Jésus : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. » Mais Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Par cette réponse, Jésus rappelle que la Sagesse de Dieu est folie pour les hommes qui veulent obtenir les premières places par leur seule volonté de s’élever, car sans Dieu nous ne pouvons rien faire ! Il nous faut accepter de boire à la coupe du sacrifice en acceptant, par un acte de service et d’humilité, de participer à la Passion du Christ, pour le salut de toute l’humanité ! C’est ce qui fait l’identité de ceux que Jésus a choisis d’envoyer en mission, comme des brebis au milieu des loups, pour conduire à Lui, ceux qui cherchent le Chemin, la Vérité et la Vie, au risque même de donner la leur, comme ces Chrétiens persécutés qui, chaque jour, acceptent de donner leur vie au Nom du Christ !
C’est pourquoi, au risque de subir des humiliations, avec la
Fidélité, Rigueur, Audace, Naturel, Créativité, Humour, Imagination, Spiritualité, Enthousiasme
Qui me caractérise, j’ai l'audace de déclarer : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile »
En proclamant que le Règne de Dieu est proche pour permettre à chacun de choisir, librement et sans contrainte, de prendre part ou non à l’héritage du Royaume ! Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’Évangile, car si, par ma faute, certains se voient privés de cette liberté de choisir, parce qu’ils n’ont pas eu connaissance de cette Bonne Nouvelle, je me verrais moi aussi, privée de cet héritage qu’est la Vie Éternelle ! Et je bénis les paroles blessantes qui font saigner mon cœur comme celui de Jésus, et ceux qui les prononcent, car ces humiliations qui affinent mon cœur, comme l’or au creuset, changent mon cœur de pierre en un cœur doux et humble comme celui de Jésus !
F R A N CO (riginalité) I S E
MARDI 3 MARS
LORSQUE J’ÉCOUTE LA PAROLE DE DIEU À LA LUMIÈRE DE L’ESPRIT SAINT,
J’ENTENDS CE QUE JÉSUS VEUT ME DIRE AUJOURD’HUI !
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. Oui, la bouche du Seigneur a parlé.
Cette lecture du Livre du Prophète Isaïe était celle que lisaient les Scribes et les Pharisiens dans la chaire de Moïse comme le rappelle Jésus dans l’Évangile d’aujourd’hui, en déclarant : « Tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues et les salutations sur les places publiques ; Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »
Et c’est encore par la bouche d’Isaïe que Dieu nous parle aujourd’hui, car la Parole de Dieu est intemporelle ! Ce que Dieu dit, Il le fait ! C’est cette Parole que Jésus est venu incarner pour révéler aux petits ce qui est caché aux sages et aux savants ! En effet, ceux qui enseignaient la Parole de Dieu savaient ce qu’ils avaient appris en la rabâchant depuis leur enfance, sans chercher à en comprendre le sens ! En prétendant tout savoir de Dieu, ils s’estimaient dignes de parler de Lui en leur nom, se faisant appeler maîtres, comme si ce qu’ils disaient ne les concernait pas ! Ainsi se considérant comme justes, ils méprisaient ceux qu’ils considéraient comme pécheurs, à l’instar de ce pharisien qui rendait grâce à Dieu de ne pas être comme les autres !
Aujourd’hui dans cette génération qui est la nôtre, Dieu nous parle par la bouche de ceux qu’Il a estimé dignes de se tenir devant Lui pour le servir en proclamant l’Évangile, au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Ainsi ce ne sont que de simples serviteurs appelés à partager leur Joie de l’Évangile reçue en abondance, quand ils font ce qu’ils disent ! En effet quand ils disent : Écoutez la parole du Seigneur, Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve. Oui, la bouche du Seigneur a parlé. Cette Parole du Seigneur qui sort de leur bouche, s’adresse à eux en premier, afin qu’ils la mettent en pratique pour montrer l’exemple, en faisant ce qu’ils disent ! Ainsi, quand je laisse Jésus faire de moi ce qu’il veut et non ce que j’espère, je ne fais plus ce que j’aime, je fais ce qu’Il me dit et j’aime ce que je fais !
PAROLE DE DIEU
« Pour vivre de la Parole de Dieu, Il ne suffit pas de l’écouter ou de la lire,
Il faut la mettre en pratique afin qu’elle devienne nourriture » !
Ce n’est pas par un enseignement théologique, qui reste théorique,
Que nous connaissons la Parole de Dieu,
Mais par la mise en pratique de ce que nous retenons de sa lecture quotidienne !
La Parole de Dieu ne s’apprend pas, elle s’entend et elle se vit !
SAVOIR ET CONNAISSANCE !
"Le "Savoir" ne laisse pas de place au doute mais la "Connaissance" est le fruit de la Foi !"« On ne sait que ce que l’on a appris, mais on connaît ce que l’on a reçu ! »
COMME L’OR AU CREUSET !
Je bénis les paroles blessantes qui font saigner mon cœur
comme celui de Jésus et ceux qui les prononcent, car ces humiliations
qui affinent mon cœur, comme l’or au creuset
Changent mon cœur de pierre en un cœur doux et humble
Comme celui de Jésus !
Françoise
LUNDI 2 MARS
JUGER QUELQU’UN SUR SON PÉCHÉ
EST LE SEUL PÉCHÉ QUI NE SOIT PAS PARDONNABLE !
Aujourd’hui dans l’Évangile de Luc, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »
Cet enseignement de Jésus me semble clair et explicite : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ! Pardonnez et vous serez pardonnés ! La mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous ! » Et pourtant je remarque à quel point il semble ignoré par des Chrétiens eux-mêmes qui passent leur temps à juger leur prochain sur leur conduite lorsqu’elle ne semble pas conforme à l’Évangile, sans réaliser que leur attitude ne vaut pas mieux ! Il est en effet, facile d’imaginer la paille dans l’œil de l’autre à la mesure de la poutre qui aveugle le nôtre !
La justice de ce monde a souvent tendance à définir les personnes en les associant à leurs actes ! Ainsi, avant même d’avoir été jugé pour le vol dont il est accusé, un homme est déjà condamné comme « Voleur » par ceux qui l’accusent sans preuve ! Cela ne veut pas dire qu’il faut tout accepter sans rien dire, mais il ne faut pas réduire l’identité d’une personne à ses actes ! C’est pourquoi si nous voyons un de nos proches agir en contradiction avec l’esprit de l’Évangile, il nous appartient d’aller le trouver seul à seul afin de lui rappeler son erreur en disant : « Convertis-toi et crois à l’Évangile » S’il refuse de nous écouter, nous pouvons faire appel à une ou deux personnes qui, à la lumière de l’Esprit Saint, sauront peut-être le convaincre et s’il refuse toujours d’écouter, comme il est écrit dans l’Évangile de Matthieu : « S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain » Mais en aucun cas il nous appartient de porter un jugement sur lui, car Dieu seul connaît le cœur des hommes ! Et ce n’est pas sur le mal que nous avons fait que nous serons jugés, mais sur le bien que nous aurions dû faire et que nous n’avons pas fait !
En effet, lorsque nous nous contentons d’observer les commandements de Dieu, nous pouvons nous comporter comme le Pharisien qui priait en disant : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.” Alors que le publicain, qui lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis ! ”Ainsi, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
C’est pourquoi, au lieu de rendre grâce au Seigneur de ne pas être comme les autres, demandons-lui d’envoyer sur nous son Esprit Saint afin de discerner le mal qu’on ne voulait pas faire et qu’on a fait en ne faisant pas le bien que l’on voulait faire et que nous n’avons pas fait !
Ainsi, reconnaissant notre péché, nous pourrons
Persévérer Résister Insister Espérer Recevoir
Le pardon de Dieu en disant :
« Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
Selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.
Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.
Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. »
Ainsi, c’est en pardonnant à ceux qui nous ont offensé
Que nous serons pardonnés et jugés sur le bien que nous avons fait !
« LE PLUS GRAVE DES PÉCHÉS » !
Le péché c’est détourner son regard du bois de la Croix
Pour le tourner vers soi et oublier les autres !
Ainsi, Juger quelqu’un sur son péché est le plus grave des péchés,
Car c’est le seul qui ne soit pas pardonnable !
Françoise
DIMANCHE 1er MARS
« QUE LE REGARD DE JÉSUS TRANSPARAISSE À TRAVERS LE MIEN
POUR DONNER AUX AUTRES L’ENVIE DE LE CONNAÎTRE » !
Nous lisons aujourd’hui dans le Livre de la Genèse : le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit !
Il me semble que ceux qui ne connaissent pas l’histoire pourraient penser qu’il s’agit de l’envoi en mission d’un homme jeune dont l’ambition est de donner un sens à sa vie en fondant une grande famille ! Que nenni ! Mais, comment ne pas être édifiés par la réponse d’Abram lorsque nous savons qu’il s’agit d’un homme âgé de 70 ans qui n’avait pas eu d’enfant ! Quel autre que lui aurait accepté à la fin de sa vie, de tout quitter pour aller vers une destination inconnue avec la promesse de faire de celui qui n’avait pas de famille, le Père de toutes les familles de la terre ? Cela paraît complètement insensé pour les gens de ce monde, mais Abram avait une Foi inébranlable en ce Dieu pour qui rien n’est impossible !
Nous qui, par le baptême, sommes devenus enfants de Dieu, nous savons que nous sommes de la descendance d’Abraham qui par sa Foi est devenu une bénédiction en qui nous sommes bénis, si nous-mêmes nous bénissons son nom, en écoutant la vocation à laquelle nous sommes appelés, ainsi que le recommande Saint Paul dans sa lettre à Timothée : Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile. Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce.
En effet, Dieu nous appelle et nous éclaire si nous savons écouter sa Parole ! Il nous faut pour cela
Persévérer Résister Insister Espérer Reconnaître sa voix
Qui, le moment venu, fera entendre son appel à tout quitter pour le suivre !
Car Dieu appelle qui il veut, quand il veut, où il veut
Pour accomplir son projet, non pas selon nos propres actes mais à cause de sa grâce !
En effet, ce n’est pas à cause de nos mérites que Jésus nous choisit pour la mission,
Mais en raison de nos fragilités, afin que notre « OUI » fasse de celles-ci une force méritoire !
C’est en prêtant l’oreille de notre cœur que nous pouvons écouter la Parole de Dieu
Et entendre quel que soit notre âge, à l’instar d’Abram ou du jeune Samuel, ce qu’Il attend de nous !
Dans l’Évangile, alors que Jésus, parmi ses disciples, en avait choisi douze pour être ses Apôtre, il est dit aujourd’hui qu’en ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! » Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul. En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »
Ainsi, comme nous le voyons, Jésus a choisi ceux à qui Dieu voulait révéler sa gloire, en avant-première représentation de la Résurrection du Fils de l’homme, leur ordonnant de n’en parler à personne avant son entrée dans la gloire ! J’avais moi-même atteint un âge aussi avancé que celui d’Abram, lorsque j’ai reçu la vocation de prendre ma part des souffrances liées à l’Évangile ! C’est pourquoi peu importe que je sois incomprise et subisse des critiques injustes, qui invitent aux renoncements, et sont cause d’humiliations, si je reste fidèle au message d’Amour de l’Évangile !
PAROLE D’ÉVANGILE !
Si j’ai bien conscience d’avoir été choisie comme un signe vivant pour aider les autres à lire le présent sous l’Action de l’Esprit Saint à partir de la Parole de Dieu, rien ne m’a été révélé de plus que cette Parole de Dieu annoncée dans les Évangiles par les Apôtres eux-mêmes ! Proclamer l’Évangile, c’est déclarer publiquement que le Règne de Dieu est proche pour permettre à chacun de choisir, librement et sans contrainte, de prendre part ou non à l’héritage du Royaume ! Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’Évangile, car si, par ma faute, certains se voient privés de cette liberté de choisir, parce qu’ils n’ont pas eu connaissance de cette Bonne Nouvelle, je me verrais moi aussi, privée de cet héritage qu’est la Vie Éternelle !
Françoise


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